Equality affirme qu'elle n'a pas le pouvoir de fermer le site Internet sur la maternité de substitution après y avoir été invitée par le parquet de l'AN


La ministre de l'Égalité, Ana Redondo, inaugure l'événement institutionnel du Réseau État sans MGF, au Círculo de Bellas Artes, le 6 février 2026, à Madrid (Espagne).

– Gustavo Valiente – Europa Press

MADRID, 11 février (EUROPA PRESS) –

Le Ministère de l'Égalité a précisé qu'il n'a pas compétence administrative pour fermer les pages Web qui font la publicité de services de GPA, après que le Parquet National du Tribunal lui a demandé mercredi d'accepter des mesures qui empêchent l'accès depuis l'Espagne aux contenus des sites Web de 13 entreprises établies dans des États n'appartenant pas à l'Union européenne qui « proposent et exécutent des pratiques commerciales illégales en matière de GPA ».

Des sources du département dirigé par Ana Redondo indiquent en tout cas avoir reçu la lettre ce mercredi après-midi et qu'elle sera examinée ce jeudi en collaboration avec le parquet, qui travaille par voie judiciaire sur cette affaire depuis plus d'un an.

De même, ils ont rappelé que l'Institut des femmes, dépendant du ministère, a pour mandat de « garantir l'égalité et la dignité des femmes », ce qui implique d'agir « contre la publicité illicite de la maternité de substitution lorsqu'elle viole le système juridique espagnol ». Cependant, ils ont souligné que leurs pouvoirs se limitent à promouvoir des actions judiciaires pour obtenir la cessation de ce type de contenu, mais n'envisagent pas la possibilité de bloquer ou de fermer des sites Web.

Ils rappellent également que l'année dernière, le Gouvernement a modifié une instruction dans le but de rendre effective l'interdiction de la « gestation pour autrui ». D'autre part, il ajoute que l'Institut de la Femme, à travers l'Observatoire de l'Image de la Femme, a préparé un rapport dans lequel il a identifié les entreprises qui offraient des services de maternité de substitution à travers des publicités dans différents médias.

Ce rapport a été transmis au ministère public afin qu'il puisse intenter une action en justice visant à faire cesser la publicité de quatre entreprises. Par ailleurs, Egalité indique que le parquet a lui-même demandé à l'Institut le document préparé par l'Observatoire dans le cadre de ses actions.

Enfin, le ministère a insisté sur le fait qu'il maintenait un « engagement élevé en faveur de la poursuite de l'exploitation sexuelle reproductive ».