EPAgro.- Planas défend « l'approfondissement » des relations avec le Maroc après l'annulation de l'accord de pêche avec l'UE

Il estime que le travail qu'ils partagent est « au-dessus de ce que propose la sentence »

BRUXELLES, 21 octobre (EUROPA PRESS) –

Le ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation, Luis Planas, a défendu lundi « l'approfondissement des relations stratégiques » avec le Maroc suite à l'arrêt de la Cour de justice de l'UE (CJUE) qui a annulé l'accord de pêche conclu avec l'UE au motif que ne prend pas en compte le Sahara occidental.

« Nous respecterons la décision, mais nous sommes politiquement très intéressés par l'approfondissement des relations stratégiques avec le Maroc », a souligné Planas dans des déclarations aux médias à Luxembourg avant la réunion des ministres européens de l'Agriculture et de la Pêche.

Lorsqu'on lui a demandé s'il pensait que l'UE devrait explorer un nouvel accord incluant le Front Polisario dans les négociations, Planas a indiqué que le bloc doit désormais « évaluer les conséquences » [de las sentencias] d'un point de vue juridique et politique ».

Le ministre a également annoncé qu'il se rendra vendredi prochain à Rabat pour participer à la réunion ministérielle du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM).

Il y rencontrera, entre autres, son homologue marocain, à qui il dit avoir déjà fait part de ce que pensent l'Espagne et l'UE : « Le travail que nous partageons est au-dessus de ce que propose cet arrêt ».

RELATIONS AVEC LA CHINE

Concernant les relations de l'UE avec un autre partenaire commercial comme la Chine, Planas a indiqué qu'« il n'y a pas de nouvelles » et que les droits de douane de Pékin sur le brandy européen sont la dernière décision connue.

« Nous défendons toujours une solution négociée », a-t-il souligné, pour défendre la position du gouvernement, car il considère que « les conflits commerciaux ne sont pas bons, notamment en matière agroalimentaire ».

CONCLUSIONS SUR L'AVENIR DE LA PAC

Dans son examen de l'ordre du jour du Conseil, le ministre a également souligné l'intention de la présidence hongroise d'adopter des conclusions sur l'avenir de la politique agricole commune (PAC), même si la Commission européenne n'a pas encore présenté de proposition.

« C'est une première approximation », a expliqué Planas, qui estime que « plus que le chemin à suivre », les ministres doivent « donner le message du chemin à ne pas suivre ». « Et si quelqu'un pense qu'il peut ignorer la PAC et tout regrouper dans un seul grand paquet, à mon avis, il a tort », a-t-il prévenu.