– Marta Fernández Jara – Europa Press – Archives
MADRID, 15 mars (EUROPA PRESS) –
L'association professionnelle Direbús, qui regroupe plus de 700 entreprises de transport routier de voyageurs en Espagne, pour la plupart des PME, envisage de s'adresser aux autorités de concurrence de l'Union européenne pour dénoncer l'appel d'offres promu par le ministère des Transports et de la Mobilité durable pour fournir des services de transport routier alternatifs à Renfe Viajeros, un concours qui, prévient-elle, laisse de côté la majorité des entreprises du secteur.
L'organisation juge « inquiétant » que le Comité national des transports routiers (CNTC) ne se soit mis d'accord sur aucune mesure commune concernant cet appel d'offres malgré l'impact qu'il a sur ses membres. Lors de la réunion du Comité tenue ce vendredi, les différentes associations ont analysé la portée du concours, mais aucun accord n'a été trouvé pour articuler une réponse commune ou pour présenter une contestation commune du cahier des charges.
Direbús, qui a déjà annoncé qu'elle contesterait l'appel d'offres lancé par le département dirigé par Óscar Puente, affirme que les exigences établies ne pourraient être satisfaites que par un très petit nombre de grands opérateurs, ce qui exclurait de facto des centaines d'entreprises, dont beaucoup sont des entreprises familiales avec des décennies d'expérience dans le transport routier de personnes.
L'association rappelle que les règles de concurrence de l'UE sont conçues pour garantir des conditions justes et égales entre les entreprises et, en même temps, encourager l'innovation et le développement des petites et moyennes entreprises.
En ce sens, il souligne que la Commission européenne surveille et enquête sur les pratiques anticoncurrentielles, les fusions et les aides publiques dans le but d'assurer un marché équilibré, avec une offre large et des prix équitables pour les consommateurs, c'est pourquoi Direbús envisage de porter plainte concernant l'appel d'offres auprès de cette institution communautaire.
De même, Direbús souligne que la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) a recommandé à plusieurs reprises d'améliorer la conception des concessions publiques pour promouvoir la concurrence et faciliter la participation d'un plus grand nombre d'opérateurs. Entre autres mesures, il propose de diviser les appels d'offres en différents lots pour permettre l'accès à davantage d'entreprises et améliorer l'efficacité dans l'utilisation des ressources publiques, ainsi que de reconsidérer l'exigence d'un nombre minimum de véhicules affectés aux contrats, sachant que ce type d'exigences peut devenir une barrière à l'entrée pour de nombreuses entreprises.
L'organisme de contrôle a également proposé d'ajuster les exigences de solvabilité économique, en évitant d'exiger une expérience préalable dans des contrats de moindre taille ou complexité et en adaptant la durée des concessions aux caractéristiques réelles de chaque service, afin de garantir une concurrence effective sur le marché.
Dans ce contexte, Direbús regrette qu'une réponse commune du secteur n'ait pas été articulée à un appel d'offres qui, selon elle, a été conçu par le ministère des Transports pour limiter l'accès à quelques opérateurs « proches du département lui-même ».
L'association insiste sur le fait que le secteur dispose de la capacité opérationnelle nécessaire pour fournir ces services et défend qu'un modèle d'attribution territoriale permettrait la participation d'entreprises de différentes tailles et de communautés autonomes.
RESSOURCES POUR L'EMPLOI DES AUTOCARS L'OFFRE D'OFFRE RENFE
Vendredi dernier, l'Association nationale des entrepreneurs du transport par autocar (Anetra) a annoncé qu'elle déposerait un recours administratif contre l'appel d'offres de Renfe pour créer sa propre compagnie d'autobus, estimant que cela représenterait un « préjudice grave » et une « menace » pour la viabilité des PME.
« Cet appel d'offres porte un préjudice grave aux petites et moyennes entreprises de transport et représente une menace directe pour la viabilité de nombreuses PME du secteur, en plus de fausser considérablement les conditions de concurrence sur le marché », ont dénoncé les employeurs.
Pour cette raison, et dans le but de « mettre un terme à une procédure qui nuit directement et manifestement aux entreprises du secteur », Anetra a embauché un cabinet juridique « de prestige reconnu » et spécialisé en droit administratif, dont elle ne révèle pas l'identité mais qui « travaille déjà » à la préparation du recours, a expliqué l'entité dans un communiqué.