Des chercheurs européens et japonais réalisent un projet pionnier pour convertir le CO2 en méthanol

VALÈNCIA, 17 novembre (EUROPA PRESS) –

Le projet Laurelin a conclu ses recherches, après quatre années d'intense collaboration entre l'Union européenne et le Japon dans des recherches pionnières sur la conversion du CO2 en méthanol.

Coordonné par l'Institut de technologie des plastiques (AIMPLAS), le projet a réuni des universités, des centres de recherche et des PME de premier plan de six pays, a expliqué l'entité dans un communiqué.

Une conférence a présenté les réalisations scientifiques les plus remarquables du projet, notamment le développement de technologies de réacteurs avancées – réacteurs assistés par micro-ondes, à induction magnétique et à plasma non thermique – pour l'hydrogénation du CO2 en méthanol.

Adolfo Benedito Borrás, coordinateur technique de Laurelin et chercheur en décarbonation à l'AIMPLAS, a souligné que « le méthanol renouvelable a un potentiel impressionnant pour aider à décarboner le secteur des transports ».

« Elle peut réduire les émissions de CO2 jusqu'à 95 %, les émissions de NOx jusqu'à 80 % et éliminer complètement les émissions de SOx et de particules. C'est une technologie prometteuse qui peut jouer un rôle important pour faire de l'Europe le premier continent climatiquement neutre », a-t-il illustré.

Laurelin a été financée par le programme Horizon 2020 de l'Union européenne et le JST dans le cadre de l'initiative SICORP. Le consortium comprend des partenaires de Belgique, d'Allemagne, du Japon, des Pays-Bas, d'Espagne et du Royaume-Uni.

Les participants ont également découvert les nouvelles techniques de caractérisation et le potentiel plus large des innovations de Laurelin dans le contexte des efforts mondiaux de décarbonation.

SECTEUR DES TRANSPORTS

L'un des moments clés de l'événement a été la table ronde intitulée « La production de carburants renouvelables comme clé pour continuer à décarboner le secteur des transports », où des experts du monde universitaire et de l'industrie ont souligné le rôle crucial des carburants électroniques dans la transition énergétique.

Ainsi, les participants ont appelé à simplifier les procédures et à promouvoir une coopération internationale plus approfondie pour accélérer le progrès scientifique. Parmi les intervenants figuraient Joris Thybaut (Université de Gand), Pascual Oña Burgos (ITQ), Marlene Hermfisse (eFuel Alliance) et Felicia Mester (The Méthanol Institute).

COLLABORATION AVEC LE JAPON

Dans son discours d'ouverture, l'ambassadeur du Japon auprès de l'Union européenne, Kazutoshi Aikawa, a souligné que « la collaboration entre les équipes japonaises et européennes a été considérablement renforcée, permettant à la recherche de progresser de manière productive. Grâce aux efforts conjoints entre les universités et les instituts de recherche, le Japon et l'UE jouent un rôle important dans la résolution des défis mondiaux ».

De son côté, l'ambassadeur de l'Union européenne au Japon, Jean-Eric Paquet, a souligné depuis Tokyo que « le projet Laurelin incarne véritablement la relation technologique, scientifique et économique entre le Japon et l'UE ».

« Il soutient notre capacité de recherche par l'excellence et la complémentarité. J'espère que les résultats du projet contribueront aux ambitions industrielles autour des carburants électroniques renouvelables, et qu'une poursuite pourra être envisagée à mesure que nous ferons progresser le partenariat du Japon avec Horizon Europe », a-t-il commenté.

Le directeur adjoint du bureau parisien de l'Agence japonaise pour la science et la technologie (JST), Kazuki Miura, a exprimé son optimisme quant à la future coopération entre l'UE et le Japon : « JST apprécie hautement la collaboration au sein du consortium Laurelin, où les institutions japonaises et européennes ont travaillé en étroite collaboration.