Dans l'UE, Uribes s'engage en faveur d'un « modèle social qui place le sport comme un droit au sens le plus strict »


Archives – José Manuel Rodríguez Uribes, président de la CSD

– Dennis Agyeman / AFP7 / Europa Press – Archives

MADRID, 28 novembre (EUROPA PRESS) –

Le président du Conseil Supérieur des Sports (CSD), José Manuel Rodríguez Uribes, a participé ce vendredi à Bruxelles au Conseil de l'Éducation, de la Jeunesse, de la Culture et des Sports pour aborder, avec les représentants des États membres de l'Union européenne, les principaux défis du secteur.

Comme l'indique le CSD dans un communiqué, Rodríguez Uribes a défendu la nécessité d'évoluer vers « un modèle social, qui place le sport comme un droit au sens strict », accessible à toutes les personnes sans distinction de condition ou d'origine sociale, et a souligné l'importance de promouvoir l'universalité du sport et de renforcer ses liens avec la santé physique et mentale.

Le dirigeant a également souligné la nécessité de protéger les athlètes professionnels en reconnaissant leurs droits et a proposé d'évoluer vers un statut de l'athlète garantissant des conditions décentes et homogènes dans toute l'Union européenne.

Par ailleurs, lors de la séance de ce vendredi, une attention particulière a été portée à la défense de l'Europe contre la délocalisation des compétitions. « Le sport est un joyau que nous devons prendre soin et préserver. Ne retirons pas les ligues hors d'Europe, gardons-les ici, renforçons nos compétitions de football, de basket-ball ou de handball », a exigé le président du CSD.

Celui-ci proposait également d'œuvrer non seulement pour éviter les délocalisations, mais aussi pour attirer des événements et compétitions majeurs en Europe, dans le cadre d'une industrie du sport durable, génératrice d'emplois et de richesse, et alignée sur les valeurs de l'Union européenne.

En ce sens, le dirigeant a réitéré que le sport doit être consolidé comme « un pont pour la paix entre les peuples », en cohérence avec les valeurs qui sous-tendent le projet européen, et a demandé aux États membres de l'UE de maintenir une « position critique face aux graves violations des droits de l'homme » qui pourraient survenir dans le contexte international.

Cette réunion a également servi à débattre du rôle que l'UE peut jouer pour soutenir les fédérations sportives internationales afin de promouvoir des structures de gouvernance plus démocratiques, transparentes, solides et égalitaires.

C'est pour cette raison que Rodríguez Uribes a expliqué la nécessité pour les fédérations, les clubs et les ligues d'adopter des normes de gouvernance, de démocratie et de transparence, rappelant que ces entités exercent des fonctions de représentation qui nécessitent le renforcement des mécanismes de contrôle interne.

Dans ce contexte, le dirigeant a souligné la possibilité de créer une Agence européenne pour l'intégrité et les valeurs démocratiques dans le sport, ainsi qu'un sceau européen qui distinguerait les entités qui respectent plus strictement les principes de bonne gouvernance, d'égalité, de pluralité et de responsabilité.