Costa transmet au Premier ministre arménien la volonté de l'UE de continuer à renforcer les liens

BRUXELLES, 13 janvier (EUROPA PRESS) –

Le président du Conseil européen, António Costa, et le Premier ministre arménien, Nikol Pashinián, ont réaffirmé ce lundi leur volonté de renforcer leurs liens après les dernières mesures prises par le gouvernement arménien pour tester une hypothétique adhésion à l'UE, une « a priori ». horizon lointain en tout cas.

Le gouvernement arménien a présenté la semaine dernière un projet de loi sur cette adhésion au Parlement, après qu'Erevan se soit éloigné ces derniers mois de Moscou, qui était depuis des années son principal allié dans le conflit territorial avec ses voisins azéris.

Pashinián a exprimé sa satisfaction quant au niveau actuel des relations, lors d'un appel avec Costa dont son bureau a fait état. Au cours de cette conversation, le président arménien a également profité de l'occasion pour rendre compte du processus de paix avec l'Azerbaïdjan et souligner l'engagement de son gouvernement en faveur de ces avancées, qui doivent encore être finalisées dans un accord définitif.

Costa estime également que les relations bilatérales se trouvent dans une période « positive », comme l'a souligné le président du Conseil sur les réseaux sociaux. L'ancien Premier ministre portugais, qui espère rencontrer « bientôt » personnellement Pashinián, a fait appel aux valeurs communes et à la nécessité d'avancer dans des secteurs clés comme la sécurité, l'économie ou l'amélioration des « institutions démocratiques ».

Les relations traditionnellement bonnes entre Erevan et Moscou se sont dégradées depuis l'arrivée au pouvoir de Pashinyan, au point que la Russie est restée en marge des derniers conflits sur le territoire du Haut-Karabakh malgré le déploiement de forces dans la région.

Le gouvernement arménien a pris ses distances par rapport à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), dominée par la Russie, bien qu’il fasse toujours partie de l’Union économique eurasienne. Le Kremlin a déjà prévenu l’Arménie qu’une adhésion virtuelle à l’UE serait incompatible avec la continuité de ce dernier forum.