Costa exhorte les dirigeants à clarifier en octobre les nouvelles sources de revenus pour financer le budget de l'UE


Dossier – Le président du Conseil européen, António Costa.

– FREDERIC SIERAKOWSKI / CONSEIL EUROPÉEN – Archive

BRUXELLES, 17 septembre (EUROPA PRESS) –

Le président du Conseil européen, António Costa, a appelé jeudi les dirigeants de l'Union européenne à avancer lors du sommet d'octobre sur un panier « actualisé et révisé » de nouvelles ressources propres pour financer le budget communautaire de 2028 à 2034 et en même temps limiter l'augmentation des contributions nationales, l'un des principaux éléments en suspens pour tenter de clôturer les négociations avant la fin de l'année.

« Je souhaite que notre Conseil européen d'octobre clarifie la situation concernant un portefeuille actualisé et révisé de nouvelles ressources propres », a déclaré le socialiste portugais après sa rencontre à Dublin avec le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil ce semestre.

Costa a placé ces nouveaux impôts et sources de revenus comme l'un des trois éléments qui doivent s'assembler pour parvenir à un accord sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP), ainsi que sur la taille et la répartition du budget et le montant des contributions des États membres.

Cette équation marquera la prochaine phase des négociations, pour laquelle la présidence irlandaise prépare une nouvelle version de ce que l'on appelle la « négociation box », le document qui rassemble les principaux éléments sur lesquels les Vingt-Sept doivent s'entendre et qui sera présenté avant le sommet européen des 15 et 16 octobre.

La recherche de nouvelles sources de financement ne part pas de rien, puisque les dirigeants européens ont chargé l'Irlande en juin d'accélérer le travail sur ses ressources propres, avec des propositions sur la table comme taxer les grandes entreprises et le tabac ou allouer une partie des revenus que les États tirent des droits d'émission de carbone au budget européen.

Quoi qu'il en soit, Costa a souligné que l'accord éventuel doit permettre de contenir les contributions des capitaux qui, comme il l'a rappelé, soutiennent actuellement une bonne partie des comptes communautaires, c'est pourquoi il considère « indispensable » de parvenir à un paquet « équilibré et ambitieux » de ressources propres qui permette de financer les priorités de l'Union.

DÉFENSE ET COMPÉTITIVITÉ SANS LAISSER L'AGRICULTURE ET LA COHÉSION DERRIÈRE

D'autre part, le socialiste portugais souligne également la nécessité d'adapter la structure du prochain CFP au nouveau scénario géopolitique et de donner une plus grande place aux priorités telles que la défense et la sécurité, la compétitivité et l'innovation, sans abandonner les politiques traditionnelles d'agriculture et de cohésion.

« Nous ne pouvons pas construire cet avenir en abandonnant ce qui fonctionne déjà : nos politiques agricoles et de cohésion ont été l'épine dorsale de la prospérité et de la résilience dans toute l'Europe », a défendu le président du Conseil.