– Carlos Luján – Europa Press – Archives
BARCELONE, 2 février. (EUROPA PRESS) –
La présidente de Redeia, Beatriz Corredor, a décrit l'énergie renouvelable produite en Espagne et au Portugal comme « une exigence 'sine qua non' de l'Union européenne pour pouvoir atteindre les objectifs d'efficacité énergétique, de changement climatique et de décarbonisation, mais aussi de compétitivité industrielle et d'électrification de toutes les économies ».
Il a tenu ces propos lors de la présentation du XIVe Funseam Business Symposium, « L'Europe face à la crise climatique, économique et géopolitique », qui s'est tenu ce lundi au siège de Foment, au cours duquel il a expliqué que l'énergie « est un pilier essentiel de l'architecture et de l'équilibre des puissances mondiales ».
En ce sens, la direction de l'entreprise a déclaré que la région du sud-ouest de l'Europe et son « potentiel renouvelable », notamment en Espagne, présentent un avantage stratégique qui profite non seulement au pays, mais à l'ensemble de la communauté.
« Cet avantage compétitif repose fondamentalement sur le fait que, dès 2000, l'Espagne a pris une décision stratégique, qui a été de déployer des énergies renouvelables », a expliqué Corredor, une expansion qui s'est accompagnée de systèmes permettant d'obtenir des informations sur la production d'énergie en temps réel et d'assurer ainsi l'efficacité des plans d'affaires en matière d'énergies renouvelables.
57% D'ÉNERGIE RENOUVELABLE
Selon les données partagées par Corredor, en 2025, le mix énergétique du pays comportera près de 57 % d'énergies renouvelables, où les énergies renouvelables représentent 68 % de la puissance installée : « Cela a évidemment fait de nous une grande référence ».
Malgré cet avantage, Corredor a également défendu la nécessité de travailler sur les interconnexions électriques de la péninsule ibérique avec le reste du continent, notamment avec la France, à travers une prise de décision communautaire qui permettra à la péninsule de se connecter avec le reste de l'UE.
« Le but est qu'à travers l'Union européenne (…) nous parvenions à promouvoir des projets de planification électrique » en Espagne, au Portugal et en France, explique la directive, et ainsi atteindre l'autonomie énergétique européenne qui est, selon ses propres termes, une question de survie.