Cepesca, Europêche et OPP Burela demandent à l'Union européenne d'exclure la palangre « stone-ball » de 87 zones interdites


Présentation au Parlement européen des résultats du projet Ispamer 2023-2025, dirigé par l'Institut espagnol d'océanographie (IEO-CSIC).

-CEPESCA

MADRID, 9 septembre (EUROPA PRESS) –

Cepesca, Europêche et OPP Burela ont demandé ce mercredi au Parlement européen de modifier en urgence le règlement d'exécution (UE) 2022/1614 pour exclure des 87 zones interdites la palangre « stone-ball », un engin de pêche traditionnel utilisé pour capturer le merlu.

La pétition est soutenue par les résultats du projet Ispamer 2023-2025, dirigé par l'Institut espagnol d'océanographie (IEO-CSIC). Il conclut que cette technique a un comportement semi-pélagique et, donc, un « impact imperceptible » sur les écosystèmes vulnérables des fonds marins.

L'étude a été présentée au secteur de la pêche, aux scientifiques, aux administrations et aux institutions européennes. La réunion a mis en évidence « l'unité d'action » et le « large accord » sur la nécessité d'évoluer vers une réglementation étayée par des preuves et les effets réels des engins de pêche.

La présidente de la commission de la pêche du Parlement européen, Carmen Crespo, a souligné l'importance d'unir nos forces pour corriger une « réglementation injuste à fort impact économique ». Il a également défendu de revoir les 87 zones fermées et d'aller vers une simplification de la réglementation de la pêche.

Les interdictions ont réduit les captures de merlu, espèce principale, de 34 % et le chiffre d'affaires moyen de 36,5 %, ce qui s'est traduit par des abandons ou des changements vers des méthodes ayant un plus grand impact sur les zones de pêche. La comparaison entre 2025 et la moyenne de 2020 et 2021 fait apparaître des pertes annuelles de 563 185 euros par navire.

« Le commissaire lui-même a promis de modifier la législation s'il existait des preuves scientifiques justifiant ce changement. Ces preuves sont maintenant sur la table. Le moment est venu de respecter cet engagement et d'agir sans plus tarder », a déclaré le secrétaire général de Cepesca et président d'Europêche, Javier Garat.

« Les entreprises investissent depuis plus de 50 ans dans une pêcherie sélective, basée sur la qualité et avec une faible empreinte carbone, mais une réglementation qui ne fait pas de différence entre les engins met en danger tous ces efforts et l'avenir de la flotte palangrière », a averti, pour sa part, le directeur général de l'OPP Burela, Sergio López.

La journée a été présidée par Crespo et a connu la participation de la secrétaire générale des pêches du ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation, Isabel Artime, et de la conseillère maritime de la Xunta de Galicia, Marta Villaverde.

En outre, les députés européens Francisco José Millán Mon (PP), Nicolás González Casares (PSOE), Oihane Agirregoitia (PNV), Nora Junco García (indépendante) et Ana Miranda (BNG) ont également participé physiquement ou par télématique.