C-LM s'aligne sur le terrain et demande formellement à l'UE de réduire les mesures phytosanitaires, moins de bureaucratie et de changer les éco-régimes

TOLÈDE, le 15 mars. (EUROPA PRESS) –

Le gouvernement de Castille-La Manche a fait le point sur les mesures prises pour s'aligner sur les exigences du secteur primaire et a présenté à la Commission européenne un document contenant une proposition de réforme structurelle qu'il considère « adaptée à la réalité du territoire. »

Dans un document préparé par le gouvernement régional et recueilli par Europa Press, l'exécutif d'Emiliano García-Page rappelle que parmi ses demandes figure la réduction des produits phytosanitaires, après que la Commission européenne a déjà annoncé l'abrogation de la règle qui exigeait de réduire leur application dans 2030.

La simplification des procédures bureaucratiques est un autre cheval de bataille, éliminant l'obligation du cahier numérique ; A quoi s'ajoute le travail de la région pour éliminer « toutes les procédures bureaucratiques possibles lors des prochains appels ».

La Commission européenne, rappelle le Conseil, « exemptera les exploitations agricoles de moins de 10 hectares des contrôles sur les exigences de conditionnalité renforcée », ce qui, en Castille-La Manche, bénéficiera à environ 50% des candidats.

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Dans le document, l'Exécutif régional rappelle le travail déjà réalisé, soulignant que concernant l'échéancier de paiement de la CAP, comme nouveauté, il sera payé chaque mois en cours jusqu'en juin 2024, dernier mois ouvré pour effectuer les paiements de la campagne CAP 2023.

490 millions d'euros ont déjà été versés par la PAC pour cette année, étant la région qui a assoupli la stratégie en premier, dont bénéficieront 245 communes.

Les exigences des écorégimes de la PAC sont assouplies afin de garantir qu’aucun agriculteur ou éleveur ne soit pénalisé ; cette flexibilité reste ouverte à d’éventuelles extensions des mesures, en fonction du changement climatique.

L'appel à l'insertion des jeunes est désormais ouvert, doté de 25 millions d'euros et avec la possibilité d'élargir le budget autant que nécessaire, comme le souligne le gouvernement régional. En outre, 25 millions supplémentaires ont été approuvés pour améliorer les exploitations agricoles des jeunes qui rejoignent la campagne, extensibles tout comme les corporations.

De même, ils sont 50 millions pour garantir le changement de génération ; et le Conseil de coordination et de suivi du PEPAC a été créé.

« Castille-La Manche est la communauté autonome qui recevra le plus d'aide contre la sécheresse de toute l'Espagne, avec un total de 72 millions. À ce montant, il faut ajouter 30 millions supplémentaires que le gouvernement régional versera. Les deux aides devraient être collectées fin mars ou début avril, 200 millions de liquidités pour le secteur », souligne l'administration régionale.

Un appel de 1,3 million pour les éleveurs touchés par la maladie hémorragique épizootique, avec une aide pouvant aller jusqu'à 3 500 euros par exploitation en fonction du nombre d'animaux ; aides de minimis et pour manque à gagner pour les élevages ovins et caprins qui ont souffert de la vérole ou de la tuberculose; ou un nouveau plan de formation digitale ; Ajoutées à l'ordre de restructuration du vignoble, ce sont quelques-unes des améliorations que le gouvernement castillan de La Manche présente comme des réalisations au milieu des protestations du secteur primaire.