BRUXELLES, 24 janvier (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne va tester la semaine prochaine de grandes plateformes numériques, dont X, Meta et TikTok, pour vérifier si elles prennent les mesures requises par la loi européenne sur les services numériques (DSA) pour empêcher la propagation de canulars et de discours de haine sur leurs réseaux sociaux. réseaux concernant les prochaines élections en Allemagne le 23 février.
L'examen aura lieu vendredi 31 janvier et servira à analyser les « scénarios possibles » et à « vérifier auprès des plateformes comment elles réagiraient » à chacun d'eux, comme l'a expliqué lors d'une conférence de presse à Bruxelles le porte-parole communautaire de Souveraineté technologique, Thomas Regnier.
Dans un premier temps, les entreprises considérées par la nouvelle législation communautaire comme des « Très Grandes Plateformes » (VLOP) se sont déjà réunies ce vendredi avec les services communautaires pour participer à une « table ronde » sur la prévention et la réponse aux risques de manipulation et d'interférence. dans les processus électoraux.
Microsoft, TikTok, LinkedIn, Google, Snap, Meta et manipulations, ingérences électorales ou menaces hybrides.
La réglementation DSA considère VLOP comme les plateformes dont le marché en ligne compte plus de 45 millions d'utilisateurs mensuels dans l'Union européenne, ce qui dépasse le seuil fixé par la nouvelle réglementation communautaire pour désigner une entreprise comme « très grande plateforme ».
Bien que ce soit la première fois que la Commission européenne lance cette expérience lors d'élections nationales, le porte-parole a rappelé qu'elle a été réalisée une fois l'année dernière en préparation des élections européennes. « Ce fut une expérience réussie et c'est pourquoi nous avons maintenant demandé, avec les autorités allemandes, de le faire », a expliqué le porte-parole, qui a précisé que tant la réunion de vendredi que les tests de la semaine prochaine se dérouleraient « à huis clos ».