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BRUXELLES, 13 août (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a rejeté jeudi les critiques de l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'UE, Andrew Puzder, à l'égard du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (CBAM) et a nié qu'il puisse être assimilé aux droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium, défendant qu'il s'agit d'une mesure climatique qui ne fait aucune discrimination entre les partenaires commerciaux.
Bruxelles a ainsi répondu au diplomate qui, dans un article publié dans le 'Financial Times', accusait le bloc d' »hypocrisie » pour remettre en question les taxes de Washington alors que, comme il le défend, il applique un mécanisme qui oblige certains produits importés à supporter un coût pour les émissions de carbone associées à leur production.
« La Commission ne partage pas la caractérisation du CBAM comme un droit de douane. Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières est une mesure climatique conçue pour prévenir les fuites de carbone, soutenir la décarbonisation mondiale et garantir que les marchandises importées soient soumises au même prix du carbone que celui auquel les producteurs européens sont confrontés dans le cadre du régime d'échange de quotas d'émission de l'UE », a déclaré la porte-parole communautaire chargée de la fiscalité, Louise Bogey.
En ce sens, l'Exécutif communautaire a défendu que l'instrument « n'est pas discriminatoire » et est compatible avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), puisqu'il s'applique aux importations en fonction des émissions incorporées et quel que soit leur pays d'origine.
Selon le porte-parole, contrairement aux tarifs, les produits à moindre intensité carbone « seront soumis à des obligations moindres, voire nulles », tandis que le prix du carbone déjà payé dans le pays d'origine « pourra être déduit du montant correspondant au CBAM pour garantir que les mêmes émissions ne soient pas payées deux fois ».
« Nous ne sommes pas d'accord avec les comparaisons avec des mesures tarifaires unilatérales », a insisté Bruxelles, qui a également souligné que l'autonomie réglementaire de l'Union restait « non négociable ».
La Commission a toutefois assuré qu'elle maintiendrait le dialogue avec ses partenaires sur l'application du mécanisme et, notamment, sur les préoccupations exprimées par les petites et moyennes entreprises.