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BRUXELLES, 8 juillet (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne a adressé un avis motivé au gouvernement pour l'inviter à achever la transposition dans la législation nationale des règles communautaires de protection des travailleurs contre les risques d'exposition à l'amiante ; un ajustement qui, s'il n'est pas respecté, conduira Bruxelles à porter l'affaire devant la Cour de justice de l'UE (CJUE) et à demander une amende contre l'Espagne.
Il s'agit de la deuxième phase d'un dossier d'infraction que l'Exécutif communautaire maintient également ouvert contre Chypre, les Pays-Bas, la Pologne et la Slovaquie pour ne pas avoir notifié les mesures qui transposent pleinement la réglementation communautaire dans le délai fixé, qui a expiré en décembre 2021 – même si pour certaines dispositions ils ont jusqu'en 2029 -.
Comme le rappellent les services communautaires dans un communiqué, l'amiante est une substance cancérigène dangereuse, à laquelle sont attribués environ 75 % des cancers professionnels dans l'UE.
Dans ce contexte, la directive sur la protection des travailleurs établit des règles pour améliorer la protection des travailleurs contre cette substance dangereuse.
Parmi les dispositions qui devraient déjà être intégrées dans les législations nationales figure une réduction de la limite d'exposition à l'amiante pendant le travail à un dixième de la valeur précédente (de 0,1 à 0,01 fibres par centimètre cube), sur la base des dernières avancées scientifiques et technologiques.
Le dossier remonte à janvier 2026, lorsque Bruxelles avait envoyé des lettres de mise en demeure à une dizaine de pays. Depuis lors, quatre pays ont pris des mesures pour remédier à ce non-respect, mais six autres, dont l'Espagne, n'ont toujours pas répondu aux changements exigés par les services communautaires.
Avec cette mesure, un délai de deux mois s'ouvre désormais aux autorités pour prendre les « mesures nécessaires » et, « si elles ne le font pas, la Commission pourrait choisir de saisir la Cour de justice de l'Union européenne et demander que des sanctions financières soient imposées ».