Bruxelles lance une plateforme pour réactiver les investissements dans les régions du flanc oriental de l'UE


Fichier – Plusieurs drapeaux de l'Union européenne dans un fichier image.

– Eduardo Parra – Europa Press – Archives

BRUXELLES, 25 février (EUROPA PRESS) –

La Commission européenne lancera jeudi une plateforme financière pour coordonner des investissements pouvant atteindre 28 milliards d'euros dans les régions de l'UE frontalières de la Russie, de la Biélorussie et de l'Ukraine, particulièrement touchées par la guerre, dans le but de financer des projets renforçant leur activité économique.

Le mécanisme, appelé « EastInvest Facility », n'implique pas la création d'un nouveau fonds européen, mais articule plutôt l'action conjointe de plusieurs institutions financières européennes et internationales pour faciliter l'accès au financement dans ces territoires.

Selon l'Exécutif communautaire, la plateforme sera opérationnelle jusqu'à fin 2027 et permettra d'offrir des ressources et des conseils aux autorités locales et aux promoteurs publics et privés, à travers un soutien au crédit et une assistance technique à des projets visant à renforcer l'activité économique, le commerce et la résilience dans ces régions frontalières.

L'instrument réunira le Groupe de la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque nordique d'investissement, la Banque de développement du Conseil de l'Europe et les banques nationales de promotion de neuf États membres – Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie.

Entre autres choses, il vise également à améliorer la coordination entre les différentes entités financières impliquées pour éviter les chevauchements et concentrer les financements sur les priorités identifiées par les régions frontalières elles-mêmes.

L'initiative fait partie d'une stratégie plus large présentée la semaine dernière par la Commission, dont de nombreux détails et un calendrier précis ne sont pas encore connus, qui combine des mesures de sécurité, telles que le renforcement de la surveillance sur le flanc oriental et la protection des infrastructures critiques, avec des instruments économiques et de cohésion comme celui-ci.