Bruxelles finalise une révision à la baisse des prévisions en raison de la « crise de stagflation » due à la guerre en Iran


Dossier – Le commissaire économique, Valdis Dombrovskis.

– ALEXANDROS MICHAILIDIS / CONSEIL EUROPÉEN

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MADRID, 18 mai. (EUROPA PRESS) –

La Commission européenne entreprendra une réduction de ses prévisions de croissance pour l'UE, qui seront publiées ce jeudi, en conséquence de la « crise de stagflation » qui affecte la région en raison de l'impact sur les prix de l'énergie du conflit au Moyen-Orient.

Dans une interview accordée à CNBC, Valdis Dombrovskis, commissaire européen chargé de l'économie et de la productivité, a reconnu que, même si l'Europe fait des progrès dans la réduction de sa dépendance aux combustibles fossiles importés, l'impact de la guerre se fait toujours sentir sur le Vieux Continent, qui est confronté à « une crise de stagflation ».

En ce sens, le commissaire letton, qui s'est rendu à Paris pour assister à la réunion des ministres des Finances du G7, a annoncé que les prévisions macroéconomiques du printemps, qui seront publiées cette semaine, refléteront une baisse de la croissance économique, tandis que l'inflation augmentera.

En plus de s'attaquer aux causes du conflit, les ministres des Finances du G7 ont souligné l'importance de mesures de soutien temporaires et spécifiques dans la crise énergétique actuelle, avertissant que la marge d'action « est désormais plus limitée » que lors de la pandémie de Covid-19, lorsqu'une vaste relance budgétaire a été mise en œuvre, ce qui a augmenté les niveaux de dette et de déficit.

De même, Dombrovskis rappelle que l'environnement des taux d'intérêt est très différent aujourd'hui, puisqu'il y a quelques années les taux étaient pratiquement nuls à un niveau général, alors qu'aujourd'hui ils sont beaucoup plus élevés. « La marge budgétaire est donc plus limitée », a-t-il prévenu.

D’autre part, à propos de l’avertissement de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) selon lequel les réserves mondiales de pétrole s’épuisent à un rythme record, le commissaire européen a reconnu que plus le conflit se prolonge, plus le risque de goulets d’étranglement dans l’approvisionnement est grand.