Bruxelles donne un ultimatum à l'Espagne pour qu'elle applique des règles qui protègent les journalistes et les militants contre les poursuites abusives


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– Alicia Windzio/dpa – Archives

BRUXELLES, 15 juillet (EUROPA PRESS) –

Ce mercredi, la Commission européenne a envoyé un ultimatum à l'Espagne pour qu'elle transfère dans sa législation nationale les normes européennes qui établissent des normes minimales de protection contre les litiges contre la participation publique (SLAPP), un cadre conçu pour protéger les journalistes et les militants de l'UE contre d'éventuelles poursuites abusives.

Les pays du bloc avaient jusqu'en mai dernier pour appliquer cette réforme dans leurs cadres législatifs respectifs, mais après des mois de marge, il reste encore 14 États membres, dont l'Espagne, qui ne respectent pas le calendrier, raison pour laquelle Bruxelles a décidé d'engager des procédures d'infraction à leur encontre.

L'envoi d'une lettre de mise en demeure marque l'ouverture du dossier de sanction et donne un délai de deux mois aux autorités compétentes pour prendre des mesures pour amender le non-respect et notifier les corrections à la Commission européenne.

Si la réponse ne satisfait pas l'Exécutif communautaire, celui-ci peut décider de passer à l'étape suivante de la procédure, qui consiste à envoyer un avis motivé, avec lequel l'État membre dispose d'un peu plus de temps pour dialoguer avant que Bruxelles ne décide s'il doit porter l'affaire devant la Cour de justice de l'UE (CJUE) pour demander une amende à l'encontre du pays non conforme.

Outre l'Espagne, la Bulgarie, la République tchèque, l'Allemagne, l'Irlande, la Grèce, l'Italie, le Luxembourg, la Hongrie, les Pays-Bas, l'Autriche, le Portugal, la Roumanie et la Slovaquie ont également été avertis.

Selon Bruxelles, la directive SLAPP fournit aux journalistes et aux militants des outils pour se défendre contre « des réclamations manifestement infondées ou des procédures judiciaires abusives dans des affaires civiles ayant des implications transfrontalières ».

Il permet également aux tribunaux de rejeter des demandes manifestement infondées à un stade précoce du processus, offre des recours aux personnes concernées et offre une protection contre les jugements de pays tiers.