Bruxelles cherche à renforcer la coopération avec le Sénégal en matière de contrôle des frontières et d'expulsions


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– Alicia Windzio/dpa – Archives

BRUXELLES, 2 mars (EUROPA PRESS) –

Les commissaires à l'Intérieur et à la Migration, Magnus Brunner, et aux Associations internationales, Josef Síkela, se sont rendus au Sénégal pour négocier un renforcement de la coopération en matière de contrôle des frontières et pour accélérer les expulsions des migrants qui se voient refuser l'asile dans l'Union européenne, dans le cadre du nouveau partenariat stratégique que Bruxelles négocie avec ce pays africain.

Au cours de leur programme de deux jours, Brunner et Síkela prévoient des rencontres avec le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, et d'autres représentants politiques, ainsi qu'avec de jeunes hommes d'affaires. Ils marqueront également l'engagement de l'UE en faveur du programme opérationnel commun visant à renforcer la capacité du Sénégal à sécuriser ses frontières et à mener des opérations en haute mer.

Bruxelles considère le Sénégal comme un « partenaire clé » dans la région « fragile » du Sahel et cherche donc avec ces contacts à renforcer les relations en termes d'investissement et de sécurité avec « un partenaire stable et fiable », comme élément clé de la stratégie européenne de sécurité et de migration.

L'Exécutif communautaire souligne que les négociations avec le Sénégal pour renforcer la coopération combinent un « agenda d'investissement solide » dans le cadre du programme « Global Gateway » avec lequel l'Union cherche à contribuer au développement de secteurs clés dans les pays tiers – comme l'énergie, l'ère numérique ou les transports -, tout en favorisant la collaboration en matière de sécurité, la lutte contre le trafic de migrants et l'accélération des retours des migrants sans droit à la protection dans l'UE.

Ainsi, les services communautaires défendent que le voyage des deux commissaires met en valeur la vision intégrée d' »investir dans des opportunités économiques » tout en « renforçant la coopération » dans des domaines d'intérêt comme la sécurité, dans le but de « construire des relations mutuellement bénéfiques avec des partenaires stratégiques à travers le monde ».

Par ailleurs, Bruxelles considère que « répondre aux aspirations de la jeunesse africaine tout en réduisant la pression de l'immigration clandestine contribue également à la stabilité de la région et protège les intérêts européens ».