BRUXELLES, 30 juillet (EUROPA PRESS) –
Le Haut Représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, Josep Borrell, a transmis mardi aux autorités du Bangladesh sa plainte concernant les « morts illégitimes » aux mains des forces de sécurité du pays dans le contexte des protestations contre le quota déjà suspendu. système pour les fonctionnaires.
Borrell a eu une conversation dans le cadre du forum régional de l'ASEAN au Laos avec l'ancien ministre des Affaires étrangères du Bangladesh et représentant du pays à la réunion, Abdul Moment. Le chef de la diplomatie européenne a critiqué la mort d'au moins 147 personnes lors des manifestations et a dénoncé la politique de tirs sur des manifestants pacifiques, indique un communiqué du Service européen pour l'action extérieure.
De même, il s'est dit préoccupé par la mort d'agents des forces de l'ordre, ainsi que par les violences, les tortures et les arrestations massives enregistrées lors des manifestations. « Ces actes doivent faire l'objet d'une enquête approfondie et les responsables doivent être traduits en justice. Des comptes doivent être tenus pour responsables des nombreux cas de recours excessif et meurtrier à la force par les forces de l'ordre contre des manifestants et d'autres personnes, notamment des journalistes et des enfants de courte durée. » Borrell a indiqué dans la déclaration.
Le gouvernement du Bangladesh a confirmé la mort d'au moins 147 personnes lors de manifestations contre le système de quotas déjà suspendu pour les fonctionnaires, ce qui a déclenché la colère des mouvements étudiants, le considérant comme un acte de discrimination.
Le chiffre confirmé par le ministre de l'Intérieur, Asaduzzaman Jan, coïncide approximativement avec celui fourni ces derniers jours par les médias nationaux, au milieu d'un « black-out » des télécommunications finalement levé ce dimanche.
Les protestations contre le système de quotas – qui a accordé 30 pour cent des places aux descendants des combattants de la guerre d'indépendance du Pakistan dans une décision discriminatoire, selon ses détracteurs – ont été les plus graves de l'histoire récente du pays. Des organisations comme Amnesty International ont accusé les forces de sécurité de pratiquer une politique de répression contre les manifestants.