Asens (Comuns) demande à Albares que l'ONU enquête sur une attaque israélienne contre des soldats espagnols


Dossier – Le député Comuns-Sumar au Parlement européen, Jaume Asens, dans une image d'archive

– David Zorrakino – Europa Press – Archives

BARCELONE, 13 janvier (EUROPA PRESS) –

Le député européen de Comuns-Sumar, Jaume Asens, a demandé ce mardi, par lettre au ministre des Affaires étrangères, de l'UE et de la Coopération, José Manuel Albares, de promouvoir auprès des Nations Unies l'ouverture d'une enquête indépendante sur l'attaque de chars israéliens contre une patrouille de casques bleus espagnols dans le sud du Liban, lundi.

Dans la lettre, l'eurodéputé considère qu'il est « indispensable de faire un pas de plus » compte tenu de la gravité des événements, qui exclut littéralement qu'il s'agisse d'un incident opérationnel contre les forces de maintien de la paix de l'ONU, mais plutôt qu'il s'agit d'une ligne rouge qui remet en cause le système international de sécurité collective et l'autorité même de l'organisation.

C'est pour cette raison qu'en plus de l'enquête indépendante, Asens demande qu'Albares demande que l'attaque soit discutée au Conseil de sécurité de l'ONU, en plus de soulever une « protestation diplomatique formelle au plus haut niveau » qui exige des garanties vérifiables de non-répétition d'un événement similaire.

Il y a aussi une demande de renforcer la protection de la mission de paix de ce contingent espagnol et du reste des casques bleus, et de promouvoir une « position commune » au sein de l'Union européenne qui implique en outre une révision des relations politiques et militaires avec Israël.

L'eurodéputé demande enfin que des pressions soient exercées pour clarifier les responsabilités concernant ce fait, « y compris en le mettant à la disposition des mécanismes de justice internationale si les faits le justifient ».

Il considère qu'il est nécessaire d'agir avec fermeté et d'aller au-delà de la condamnation des faits, en raison de la légitimité et de la responsabilité que l'Espagne doit répondre à ce fait : « La défense du multilatéralisme et du droit international ne se mesure pas seulement par les déclarations, mais par la capacité d'agir lorsque ceux qui les incarnent sur le terrain sont attaqués », a-t-il soutenu.