-ASEMESA
SÉVILLE, 27 janvier (EUROPA PRESS) –
L'Association espagnole des exportateurs et industriels d'olives de table (Asemesa) a demandé au gouvernement espagnol d'exhorter l'Union européenne (UE) à accorder la priorité aux olives de table dans les négociations commerciales établies entre l'UE et l'Inde, actuellement dans leur phase finale.
Comme l'association l'a indiqué dans une note, il s'agit d'une demande qu'Asemesa a transmise à « plusieurs reprises » et qu'elle a adressée une nouvelle fois aux ministres de l'Économie et du Commerce et de l'Agriculture compte tenu de la « pertinence stratégique » que le marché indien peut avoir pour les olives de table espagnoles.
De même, selon Asemesa, l'Inde se distingue à la fois par son « fort potentiel de croissance » et par son modèle de consommation, clairement orienté vers les olives noires, ce qui en fait une « alternative clé » pour atténuer la perte de 70 pour cent du marché des olives noires aux États-Unis à la suite des droits de douane imposés en 2018.
Dans ce contexte, depuis plus d'une décennie, des « investissements importants » ont été réalisés dans la promotion et le développement du commerce en Inde, permettant ainsi une « évolution positive des exportations ». Cependant, cette tendance a été ralentie par la « concurrence croissante » de l'Égypte, qui a des coûts de production « très inférieurs » – notamment de main d'œuvre – et avec des exigences « nettement inférieures » dans des domaines tels que l'environnement, le social ou la réglementation.
Pour cette raison, Asemesa a insisté sur le fait que l'élimination des droits de douane de 36 pour cent qui taxent actuellement l'entrée des olives européennes en Inde est « une mesure essentielle pour rétablir des conditions de concurrence plus équilibrées et permettre la reprise des exportations vers un marché de grand intérêt en raison de son potentiel futur ».
Dans le même sens, l'association a également souligné que cette demande acquiert une « importance particulière » après l'accord entre l'UE et le Mercosur, dont les effets négatifs sur le secteur des olives de table devraient être significatifs, ce qui a généré une « profonde frustration » dans le secteur, qui attend désormais une « sensibilité totalement différente de la part des autorités communautaires et du soutien de l'Espagne ».
En bref, Asemesa espère que le gouvernement espagnol défendra « avec détermination » les intérêts de ce secteur qui a « un fort impact économique, social et territorial », et qu'il servira d'une certaine manière à compenser les pertes aux États-Unis dues aux droits de douane sur les olives noires et au « traitement inexplicable » de l'olive dans l'accord UE-Mercosur.