Ardian, Capgemini et Orange, entre autres, créent un consortium pour se qualifier pour une gigafactory IA en France


Archive – Les drapeaux de l'Union européenne et de la France

– Eduardo Parra – Europa Press – Archives

MADRID, 20 mai. (EUROPA PRESS) –

Le fonds Ardian, Artefact, Bull, Capgemini, les groupes Électricité de France (EDF) et Iliad, aux côtés d'Orange et Scaleway, ont formé le consortium AION pour présenter une candidature pour la France dans le cadre de l'initiative des gigafactories d'intelligence artificielle (IA) de l'Union européenne (UE).

En réponse à l'adoption rapide de l'IA et à l'explosion de la demande de puissance de calcul, le consortium AION rassemble toutes les compétences critiques nécessaires pour créer des infrastructures européennes de nouvelle génération.

AION pourra également s'appuyer sur un large écosystème composé de partenaires technologiques, académiques et industriels, ainsi que d'entreprises utilisatrices telles que Crédit Agricole, Equans, Future4Care, GENCI, Hugging Face, INRIA, Kyutai, LightOn, Multiverse Computing, Nokia, Opcore, Quandela, PariSanté Campus, Schneider Electric, SiPearl, Sopra Steria, Verne, VSORA et ZML.

LA FRANCE, UN CHOIX STRATÉGIQUE POUR ACCUEILLER UNE GigAFACTORY IA

La France, selon le consortium, dispose d'atouts « uniques » pour accueillir des infrastructures de cette ampleur. Concrètement, elle dispose « d’une électricité abondante, abordable, souveraine et bas carbone grâce à son mix énergétique, composé principalement d’énergie nucléaire et hydraulique ».

De même, elle dispose d’une infrastructure numérique robuste et d’une expérience reconnue sur toute la chaîne de valeur, notamment dans les centres de données, les services cloud et le calcul haute performance.

La France s’est également imposée comme l’un des écosystèmes d’IA les plus dynamiques d’Europe, grâce à la qualité de sa recherche, à l’émergence d’acteurs technologiques de rang mondial et à un tissu dense de talents scientifiques et industriels.

« Accueillir une gigafactory d'IA permettrait à la France d'offrir toutes les conditions pour renforcer la souveraineté technologique européenne, accélérer l'adoption de l'IA par les entreprises privées et les acteurs du secteur public, et booster la compétitivité et l'innovation », a défendu le consortium.

L'alliance annoncée ce mercredi marque le point de départ d'un projet visant à rassembler tous les acteurs français et européens désireux et prêts à contribuer à cette ambition industrielle commune.

UNE GIGAFACTORY AVEC DEUX SIÈGES EN ESPAGNE

Le gouvernement de Pedro Sánchez apportera 250 millions d'euros au consortium privé dirigé par ACS et Telefónica qui développera le projet de gigafactory d'IA en Espagne, auquel participent également Multiverse, Submer et la Société espagnole de transformation technologique (SETT) – connue familièrement sous le nom de « SEPI Digital », qui participera également au capital de l'initiative.

Dans ce contexte, l'investissement public-privé conjoint pourrait dépasser les 4 milliards d'euros.

Dans ce contexte, les gouvernements espagnol et portugais ont convenu d’explorer une candidature ibérique pour accueillir l’une des premières gigafactories européennes d’IA.

L'Espagne travaille sur une candidature incluant Móra la Nova (Tarragone) et San Fernando de Henares (Madrid) comme sites possibles. Si la collaboration avec le Portugal est finalisée, les deux pays coordonneront leurs projets.

Le ministre de la Transformation numérique et de la Fonction publique, Óscar López, s'était déjà dit confiant lors du Mobile World Congress (MWC) que l'Espagne disposerait d'une des premières gigafactories d'IA en Europe, pour laquelle le pays a présenté sa candidature en juin dernier.

Telefónica envisage de détenir une participation minoritaire, entre 10 et 15 % du capital, dans le consortium public-privé destiné à construire l'une des gigafactories européennes d'IA que l'Espagne aspire à accueillir.