Albares assure que la revendication de souveraineté sur Gibraltar « ne change pas du tout » avec l'accord

1104282.1.260.149.20260714165511


Le ministre-président de Gibraltar, Fabian Picardo ; le secrétaire d'État britannique chargé de l'Europe, Stephen Doughty ; Le commissaire Maro efčovič et le ministre José Manuel Albares, avec le traité qui normalise les relations UE/Gibraltar – XAVIER LEJEUNE / COMMISSION EUROPÉENNE

BRUXELLES, 14 juillet (EUROPA PRESS) –

Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a clairement indiqué ce mercredi que la revendication de la souveraineté de l'Espagne sur Gibraltar « ne change pas du tout » avec l'accord que l'UE et le Royaume-Uni ont signé à Bruxelles et qui régira les relations du Rocher avec le bloc après le Brexit.

« La revendication de souveraineté de l'Espagne ne change pas du tout », a souligné le ministre dans des déclarations à la presse après avoir assisté à la signature de « l'accord historique », signé par le commissaire européen et négociateur pour les relations avec le Royaume-Uni, Maros Sefcovic, et le secrétaire d'État britannique pour l'Europe, Stephen Doughty.

Le ministre a rappelé que la question de la souveraineté est incluse dans l'article 2 du Traité, qui protège à la fois les positions espagnoles et britanniques concernant le Rocher, que l'Espagne a cédé au Royaume-Uni dans le cadre du Traité d'Utrecht de 1713. « L'Espagne ne change pas une virgule à sa revendication de souveraineté (…) notre position reste la même », a-t-il insisté.

Albares a défendu que l'accord fait « un pas spectaculaire » vers un avenir de « coopération et de coexistence » entre Gibraltar et le Campo de Gibraltar. « Nous laissons derrière nous ni plus ni moins trois siècles marqués par la méfiance et la confrontation » pour avancer « ensemble vers un avenir plein d'opportunités », a-t-il soutenu.

Concernant les critiques du traité par PP et Vox, le ministre a voulu préciser que ce n'est pas « tous », en prenant comme exemple la présidente du Conseil d'Andalousie, la « populaire » Juanma Moreno, qui l'a soutenu, tout en soulignant qu'ils bénéficieront également de la libre circulation des personnes et des biens prévue dans l'accord.

Ainsi, il a déclaré à ceux qui n'étaient pas favorables à l'accord que, même s'ils ne le savent pas, « ils ont aussi gagné, car il s'agit d'un accord en faveur des 300 000 Andalous de Campo de Gibraltar, de leurs intérêts et de leur avenir ». « Et parce qu'en fin de compte, coopérer, investir dans la coexistence et créer la coexistence », comme le fait l'accord, « ne peut que profiter à l'Espagne ».

Ce mercredi, le ministre accompagnera le président du gouvernement, Pedro Sánchez, dans « l'acte de démolition » de la Porte prévue à La Línea de la Concepción (Cadix). « Ce sera un moment de bonheur, un moment d'émotion, un moment qui marquera le début de cette nouvelle ère », a-t-il déclaré à propos de l'événement.

De même, il a souligné qu'à partir de minuit ce soir, lorsque l'accord entrera provisoirement en vigueur, « le dernier mur de l'Europe continentale » disparaîtra enfin.

« Cet accord, qui est enfin une réalité, est un succès. Un succès pour Campo de Gibraltar, un succès pour l'Andalousie, un succès pour l'Espagne, un succès pour l'Europe », a-t-il souligné.