Action contre la Faim défend le Fonds Social Européen comme une « garantie d'inclusion et de droits sociaux » dans l'UE


Action contre la faim

– ACTION CONTRE LA FAIM

MADRID, 18 mai. (EUROPA PRESS) –

Action contre la Faim défend le Fonds social européen+ comme une « garantie d'inclusion et de droits sociaux » dans l'Union européenne et met en garde contre son « érosion » dans la proposition de nouveau budget européen 2028-2035.

L'organisation exige de maintenir un FSE+ « indépendant, doté d'un financement suffisant et géré selon le modèle européen commun actuel, par rapport à la proposition de l'intégrer dans de grands plans nationaux et régionaux exécutés par les États membres ».

Action contre la Faim prévient que la réduction du budget du FSE+ et l'élimination de sa gouvernance partagée « pourraient laisser les politiques sociales dépendantes des intérêts politiques nationaux et des contextes électoraux ».

Tous les sept ans, l'Union européenne définit son budget à travers le cadre financier pluriannuel (CFP), dans lequel elle établit ses priorités politiques, sociales et économiques. En 2025, la Commission européenne a présenté une proposition de CFP pour la prochaine période 2028-2035 avec le plus gros budget de l'histoire des 27 : plus de 2 000 milliards d'euros.

Cependant, Action contre la Faim souligne que ce projet intervient dans un contexte international marqué par des conflits géopolitiques, des défis sécuritaires et de nouvelles priorités stratégiques, de sorte que le nouveau MFP « est axé sur la sécurité, la défense et la compétitivité économique ».

Et même si la Commission explique la restructuration des fonds communs comme un engagement en faveur de la flexibilité et de la simplification, plusieurs organisations et entités sociales mettent déjà en garde contre « les dangers d'un affaiblissement des outils budgétaires sociaux, tels que le Fonds social européen Plus ».

« Le Fonds social européen s'inscrit à la racine du projet européen : mettre l'humain au centre. L'Europe ne peut pas renoncer à ce qui la définit comme modèle politique et social », souligne l'organisation.

Et, comme le souligne Action contre la Faim, investir dans l'inclusion socio-professionnelle « non seulement protège les droits fondamentaux établis par l'Union, mais est également économiquement plus efficace que d'assumer les coûts causés par la pauvreté, l'exclusion ou les inégalités structurelles ».