Accord entre Andorre et l'UE pour éviter les contrôles systématiques aux frontières


Imma Tor, Xavier Espot et Landry Riba à la conférence de presse de ce lundi sur le système d'entrée et de sortie

– SFGA/CESTEVE

Les deux parties ont signé un pacte pour appliquer le système « entrée/sortie »

ANDORRE LA VIEILLE (ANDORRE), 30 (EUROPA PRESS)

Andorre et l'UE ont signé un accord sur plusieurs aspects liés à la gestion des frontières, qui évite que l'application du système « entrée/sortie » ne se traduise par des contrôles systématiques aux frontières.

Comme l'a indiqué le gouvernement dans un communiqué, les citoyens andorrans et les ressortissants des États membres de l'UE ne seront pas soumis à l'enregistrement du système d'entrée/sortie (EES) et les ressortissants de pays tiers titulaires d'un permis de séjour en Andorre seront également exemptés de ces procédures.

Le Chef du Gouvernement de la Principauté, Xavier Espot, a souligné que l'accord est le résultat de facteurs aussi importants que « la crédibilité internationale » qu'Andorre a gagnée ces dernières années, ainsi que grâce aux bonnes relations avec l'UE résultant de la négociation de l'accord d'association.

L'accord prévoit également des mécanismes d'évaluation et des contrôles de sécurité préalables pour les ressortissants de pays tiers souhaitant accéder à un titre de séjour en Principauté.

Concrètement, Andorre proposera une autorisation temporaire pendant que la France ou l'Espagne évalueront les candidats et, si une menace est détectée, elles demanderont le refus du permis de séjour.

Si l'évaluation est favorable, ils se verront accorder un titre de séjour qui leur donnera le droit de se déplacer dans tout l'espace Schengen pour de courts séjours sans visa ni ETIAS (Système européen d'information et d'autorisation de voyage) et sans avoir à effectuer l'inscription à l'EES.

Espot a souligné que le changement représente une « amélioration » du droit de circulation actuel qui ne s'applique qu'en France et en Espagne.

PROCESSUS

Depuis 2024, Andorre et l'UE négocient pour parvenir à cet accord spécifique afin d'adapter l'application de l'EES à la réalité des frontières andorranes et ainsi éviter l'enregistrement des personnes entrant ou sortant du pays.

En effet, la réglementation convenue prévoit également que dans le cas des touristes nationaux de pays tiers, pour ne pas avoir à s'enregistrer, leur séjour en Andorre sera pris en compte dans les conditions de leur séjour dans l'espace Schengen.

En parallèle, une fois les négociations « très avancées » avec la Commission européenne, Andorre a entamé des discussions avec l'Espagne et la France pour préciser les aspects opérationnels des frontières respectives.