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BRUXELLES, 22 octobre (EUROPA PRESS) –
Le Parlement européen a appelé ce jeudi à accélérer l'abandon des énergies fossiles et à accroître les financements internationaux pour lutter contre le changement climatique, notamment dans les pays les plus vulnérables, en vue du prochain sommet des Nations Unies sur le climat (COP31), qui se tiendra du 9 au 20 novembre à Antalya (Turquie).
C'est ce qu'affirme une résolution approuvée lors de la session plénière de Strasbourg (France) dans laquelle les députés exigent des engagements concrets pour éliminer progressivement le pétrole, le gaz et le charbon, ainsi que des contributions économiques plus importantes pour aider les pays en développement à faire face aux effets du réchauffement climatique.
Plus précisément, le Parlement européen demande des progrès sur la feuille de route convenue lors de la précédente conférence sur le climat pour abandonner les combustibles fossiles et demande que l'UE joue un rôle de premier plan dans les négociations d'un traité international limitant leur expansion, accompagné de calendriers pour retirer les subventions publiques à ces sources d'énergie et réduire progressivement leur production.
Les députés exigent également que le bloc fixe ses propres délais pour achever cette transition, mettant en garde contre les « vulnérabilités » générées par la dépendance aux énergies fossiles dans un contexte d'instabilité géopolitique et soulignant « l'importance » de la décarbonation pour renforcer son autonomie stratégique.
Ces demandes, comme le soutient le Parlement, interviennent après que les premières estimations d'Eurostat aient indiqué une augmentation de 1 % des émissions de gaz à effet de serre de l'UE entre 2024 et 2025.
Cependant, la résolution indique que le bloc est toujours en bonne voie pour atteindre une réduction de 54 % d’ici la fin de cette décennie si les États membres se conforment aux plans actuels. C’est pourquoi elle appelle les gouvernements et la Commission à prendre des mesures supplémentaires pour corriger la différence et maintenir les politiques communautaires alignées sur l’Accord de Paris.
PLUS DE FINANCEMENT
Un autre des points principaux de la position parlementaire est le financement climatique, compte tenu de la différence qui, selon les députés, existe entre les ressources nécessaires aux pays les plus touchés par le réchauffement climatique et les contributions internationales disponibles.
C'est pour cette raison que le Parlement européen appelle à une augmentation des contributions, notamment au moyen de subventions et de prêts à des conditions favorables, et prévient que cette aide ne doit pas aggraver l'endettement des pays bénéficiaires ni se limiter à une recomptabilisation des fonds déjà engagés pour atteindre des objectifs internationaux.
En ce sens, il appelle à donner la priorité aux subventions et aux mécanismes d’allègement de la dette, en plus d’augmenter les ressources destinées à compenser les pertes et dommages causés par les événements climatiques extrêmes, tels que les inondations, les sécheresses et autres catastrophes naturelles.
Le texte rappelle que jusqu'à 3,6 milliards de personnes vivent dans des zones particulièrement vulnérables au changement climatique et exhorte les pays participant au sommet à respecter leur engagement de tripler le financement de l'adaptation avant 2035.
De même, les députés exigent de lancer dès que possible le mécanisme de transition juste convenu lors de la COP30, avec des mesures visant à soutenir la création d'emplois, la formation des travailleurs et le dialogue social dans les secteurs touchés par la transformation énergétique.
Le Parlement participera aux négociations de la COP31, qui aborderont, entre autres questions, la transition énergétique et le financement du climat, avec une délégation de quinze députés conduite par la Portugaise du Parti populaire européen (PPE) Lídia Pereira.