Costa dénonce « l'instrumentalisation » de la migration à Ceuta et exige une réponse commune de l'UE


Le président du Conseil européen, António Costa, après sa rencontre à Vilnius avec le président lituanien, Gitanas Nauseda.

– ALEXANDROS MICHAILIDIS

BRUXELLES, 26 août (EUROPA PRESS) –

Le président du Conseil européen, António Costa, a dénoncé mercredi « l'instrumentalisation » de la migration à Ceuta, qu'il a cité comme exemple, avec la région baltique, du même « défi » subi par les frontières extérieures de l'Union européenne.

« L'instrumentalisation de la migration est totalement inacceptable. Elle est inacceptable partout où elle se produit aux frontières extérieures de l'Union européenne, que ce soit à Ceuta ou dans la région baltique. Il s'agit d'un défi européen commun qui nécessite une réponse européenne commune en soutien aux États membres concernés », a déclaré Costa.

Il l'a fait après avoir rencontré à Vilnius le président lituanien, Gitanas Nauseda, dans le cadre de sa tournée de rencontre avec une grande majorité des dirigeants de l'Union européenne pour préparer le terrain pour les prochains Conseils européens, où sera débattu le prochain budget de l'Union européenne.

Le socialiste portugais a ainsi lié le cas de Ceuta à « l'instrumentalisation » de la migration, un « défi » qui nécessite selon lui « une Europe sûre et forte », « unie » et offrant « une réponse européenne commune ».

Les propos de Costa interviennent après que l'Espagne a critiqué ces dernières semaines le manque d'engagement de certains partenaires face à la crise migratoire à Ceuta, insistant sur le fait que la protection de la ville autonome n'est pas seulement une question espagnole, mais affecte l'ensemble de l'Union car elle est l'une de ses frontières extérieures.

La ministre de la Défense, Margarita Robles, a fait allusion ce mardi, lors de sa comparution à la Commission de défense du Congrès, aux « acteurs intéressés qui ont probablement favorisé cette crise ou qui l'utilisent dans un objectif politique clair de déstabilisation de l'Espagne et de l'UE ».

En outre, il a évoqué la « vérification de la prolifération des attentats et des menaces hybrides » et a demandé au bloc communautaire de continuer à jouer un « rôle essentiel » dans ce domaine, aux côtés des forces de police, des services de renseignement et des autorités judiciaires, dans le but de « lutte contre le crime organisé et les mafias qui se livrent au trafic d'êtres humains ».