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BRUXELLES, 25 août (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne a condamné mardi la décision du gouvernement biélorusse de classer comme « sources d'information extrémistes » les sites Web et les réseaux sociaux financés par l'UE pour lutter contre la désinformation et soutenir la société civile biélorusse, et a demandé à son président, Alexandre Loukachenko, de revenir sur cette décision.
Les plateformes concernées sont le site Internet et les réseaux sociaux de « EUvsDisinfo », un outil visant à lutter contre la montée de la désinformation russe lancée après l'agression militaire en Ukraine en 2022 ; ainsi que les programmes SALT et « Éducation pour les Biélorusses » financés par l'UE et l'Agence centrale de gestion de projet (CPVA) de Lituanie.
Selon un porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), la décision de la Biélorussie « est un nouvel exemple » des « efforts systématiques du régime pour réprimer la pensée critique, restreindre les libertés fondamentales et réduire l'espace civique ».
« L'Union européenne condamne fermement ces actions », poursuit la lettre, dans laquelle elle regrette la « décision injustifiée » qui « vise à restreindre l'accès des Biélorusses à une information indépendante » et à des opportunités éducatives.
Le SEAE a précisé que « EUvsDisinfo » vise à sensibiliser à la désinformation et à la manipulation de l'information, tandis que les programmes SALT et « Éducation pour les Biélorusses » « ont permis aux étudiants et chercheurs biélorusses d'étudier et de développer leurs travaux en Europe ».
« Ces initiatives reflètent l'engagement de l'UE à soutenir le peuple biélorusse et à maintenir les contacts entre ses citoyens », a souligné la diplomatie européenne, appelant les autorités biélorusses à « revenir sans délai sur cette décision et mettre fin à la répression » qu'elle exerce contre ses citoyens.
L'Union européenne, conclut le communiqué, « continuera à soutenir le peuple biélorusse et à défendre son droit » à une « information impartiale » et à des opportunités d'étudier, d'apprendre et de travailler « dans un environnement de liberté académique ».