– Gabriela Sardá Nuñez – Europa Press
CEUTA 11 août (EUROPA PRESS) –
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, s'est adressé aux migrants du continent africain et les a avertis de ne pas entrer irrégulièrement dans les villes autonomes de Ceuta et Melilla, car ils seraient renvoyés dans leur lieu d'origine.
Dans des déclarations aux médias de Ceuta ce mardi, après avoir rencontré le président de la ville, Juan Jesús Vivas (PP) après l'entrée massive de 72.000 personnes le 30 juillet, il a demandé à ceux qui se trouvent au Maroc ou ailleurs en Afrique et qui envisagent d'entrer illégalement, de ne pas le faire.
« Ils ne doivent pas risquer leur vie, leur argent, leur avenir, dans une aventure vouée à l'échec », a lancé Albares, assurant que les gouvernements espagnol et marocain travaillent ensemble et « qu'ils seront rendus ».
« Ils ne pourront atteindre ni la péninsule, ni le continent européen, ni rester indéfiniment à Ceuta ou Melilla », a-t-il indiqué, assurant que la volonté des deux pays voisins est celle « et aucune décision d'aucun tribunal dénaturée sur les réseaux sociaux ne l'a modifiée », a-t-il ensuite noté.
Il fait ainsi référence à l'arrêt de la Cour suprême du 8 juillet, qui interdit les « retours à chaud » des migrants arrivant à la nage à Ceuta et Melilla, considérant qu'il n'y a pas de frontière physique, et que le gouvernement considère comme la principale cause de l'entrée massive.
En ce sens, il a souligné que les deux territoires disposent d'un régime de contrôle unique en Europe, avec un double filtre, d'abord un contrôle à la frontière avec le Maroc puis un deuxième contrôle de l'espace Schengen pour partir vers la péninsule ibérique.