– ALEJANDRO MARTÍNEZ VÉLEZ / EUROPA PRESS – Archives
MADRID, 7 août (EUROPA PRESS) –
L’Union européenne (UE) va changer la façon dont nous voyageons en avion dans les mois à venir. Le Parlement européen a confirmé les modifications apportées aux règles sur les droits des passagers aériens convenues avec le Conseil de l'Union européenne en juillet.
La réforme vise à renforcer la protection des voyageurs contre des incidents tels que les refus d'embarquement, les retards et les annulations de vols. Ci-dessous, nous expliquons les questions les plus fréquemment posées et les changements les plus pertinents pour les passagers voyageant dans l'UE.
QUAND LE NOUVEAU RÈGLEMENT ENTRE-T-IL EN VIGUEUR ?
Le règlement entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'UE (JOUE). Dès lors, les États membres et les entreprises auront un an pour préparer sa mise en œuvre.
PEUT-ON VOYAGER AVEC UNE VALISE À MAIN LIBÉRÉE ?
L'accord confirmé n'impose pas aux compagnies aériennes l'obligation d'inclure gratuitement un bagage à main – également appelé bagage de cabine – dans tous les billets.
Il est également clair que les passagers pourront embarquer sans aucun frais supplémentaire avec un objet personnel pouvant être placé sous le siège avant, comme un sac à dos ou une sacoche d'ordinateur.
QUELS CHANGEMENTS LORS DE L'ACHAT D'UN VOL EN LIGNE ?
Les compagnies doivent visiblement proposer et comme première option dans leurs canaux de vente en ligne un tarif incluant le bagage à main, mais ce ne sera pas le prix le plus bas sur le trajet puisqu'elles pourraient proposer un tarif inférieur si le passager ne voyage pas avec cette valise.
Le passager doit pouvoir savoir dès le début combien coûte un billet comprenant un bagage à main, sans avoir à avancer dans le processus de réservation ou à ajouter ce service ultérieurement.
Cette obligation vise à permettre aux voyageurs de comparer plus clairement les tarifs des différentes compagnies aériennes et de pouvoir décider si un billet de base ou un billet avec bagage à main inclus est plus pratique.
LES COMPAGNIES AÉRIENNES PEUVENT-ELLES FACTURER LES SIÈGES DES FAMILLES ENSEMBLE ?
Les entreprises doivent asseoir gratuitement la personne qui les accompagne avec un mineur de moins de 14 ans. La protection s'étend également aux passagers handicapés ou à mobilité réduite et aux femmes enceintes.
Si les familles voyagent avec une poussette, elles bénéficieront d'un embarquement prioritaire. De plus, ils auront la possibilité de le déposer à la porte d'entrée de l'avion et de le récupérer au même endroit à la fin du vol.
QU'EN EST-IL DES RETARDS ET DES ANNULATIONS ?
Les passagers conserveront le droit d'opter pour un remboursement du billet ou un transport alternatif vers leur destination finale en cas d'annulation. Ils conserveront également le droit de réclamer une indemnisation en cas de retard supérieur à trois heures, si leur vol est annulé avec un préavis de moins de 14 jours ou si un passager se voit refuser l'embarquement.
Comme nouveauté, les passagers qui choisissent de récupérer leur argent plutôt que d'opter pour un moyen de transport alternatif le recevront automatiquement.
De même, les niveaux d'indemnisation sont maintenus, qui dépendent de la distance du vol : 250 euros pour les trajets allant jusqu'à 1 500 km, 400 euros pour les trajets au sein de l'UE de plus de 1 500 km et pour tous les autres trajets entre 1 500 km et 3 500 km, et 600 euros pour les autres trajets plus longs.
Les compagnies aériennes peuvent réduire de 50 % l'indemnisation pour les voyages plus longs si elles proposent aux passagers un moyen de transport alternatif vers leur destination finale après un incident survenu pendant le voyage, ou si le retard à l'arrivée n'excède pas quatre heures. Toutefois, la compagnie aérienne n’aura pas à verser d’indemnisation si elle prouve que le retard ou l’annulation est dû à des circonstances extraordinaires indépendantes de sa volonté.
Les voyageurs concernés par des retards doivent également bénéficier d'un accès Internet garanti et de deux appels téléphoniques et, s'il est nécessaire de rester une ou plusieurs nuits, le passager doit être hébergé gratuitement dans un hôtel et bénéficier d'un transport gratuit de l'hébergement à l'aéroport et vice versa.
QUELS CHANGEMENTS DANS LE MODE DE RÉCLAMATION ?
Les passagers touchés par un incident doivent recevoir, dans les quatre jours suivant la fin du voyage, des informations claires sur la manière de demander une indemnisation.
Dans ce cas, le voyageur doit être clairement informé de ses droits et des démarches à suivre pour obtenir une indemnisation, dont les seuils restent les mêmes que dans le cadre actuel.
Le Parlement prévoit également que le voyageur aura neuf mois pour présenter une réclamation et que la compagnie aérienne aura 30 jours pour verser une indemnisation ou justifier que des circonstances extraordinaires se sont produites.
LA NOURRITURE SUR LES VOLS SERA-T-ELLE OBLIGATOIRE ?
Concernant le droit à l'assistance, la nouvelle règle inclut le droit de recevoir des rafraîchissements toutes les deux heures d'attente, en plus d'un repas après trois heures et toutes les cinq heures par la suite (jusqu'à trois repas par jour).
AUTRES DROITS
Les compagnies aériennes ne pourront pas facturer la correction des fautes d’orthographe dans le nom de la réservation.
Une autre clé de la réforme concerne les « nouveaux droits », tels que l'interdiction de refuser l'embarquement parce qu'un passager n'a pas pris le vol aller (« no-show ») ou les droits d'indemnisation lorsque les aéroports ne fournissent pas l'assistance suffisante requise par les personnes handicapées qui en ont besoin.