Le Parlement européen appelle à durcir les conditions d'utilisation du label européen pour les produits biologiques importés


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L'Andalousie compte 112 importateurs et près de 22 000 opérateurs biologiques

BRUXELLES/SÉVILLE, 18 juillet (EUROPA PRESS) –

La commission de l'agriculture et du développement rural du Parlement européen a soutenu mardi une réforme des règles communautaires sur les produits biologiques qui renforce les conditions pour que les importations en provenance de pays tiers puissent utiliser le logo biologique de l'UE, élargissant ainsi les exemptions de certification pour les petits producteurs.

Approuvé par 37 voix pour, quatre contre et huit abstentions, le texte propose d'exiger, outre l'équivalence avec la réglementation communautaire, des exigences supplémentaires en matière de production et de contrôle pour l'usage de ce signe distinctif sur les produits importés. Il limite également à 5 % la présence d'ingrédients biologiques d'origine non européenne dans les aliments transformés fabriqués dans l'UE qui souhaitent porter le label européen.

La révision de la réglementation intervient après que la Commission européenne a proposé de modifier ces règles à la suite d'un arrêt de la Cour de justice de l'UE (CJUE) en octobre 2024 sur l'utilisation de ce logo pour les produits en provenance de pays tiers couverts par le système de reconnaissance actuel de l'UE.

Le Parlement européen a ainsi établi sa position pour négocier la version finale de la réforme avec le Conseil (gouvernements), dans l'espoir que les nouvelles règles entrent en vigueur avant l'expiration du régime transitoire applicable aux importations de ce type de produits, le 31 décembre de cette année.

Le texte élargit également la possibilité pour les petits opérateurs qui vendent directement des produits biologiques non emballés aux consommateurs de rester exemptés de la certification obligatoire. Concrètement, il relève le seuil de chiffre d'affaires annuel de 20 000 à 25 000 euros et double le volume maximum de vente autorisé, qui passe de 5 000 à 10 000 kilogrammes par an.

Selon le Parlement, la révision répond à l'augmentation des prix enregistrée ces dernières années, qui a conduit certains producteurs à dépasser les limites actuelles et à perdre l'accès à cette exemption.

La réforme comprend également des modifications des règles applicables aux installations d'engraissement des volailles et à l'accès des animaux à l'extérieur pendant la journée, dans le but de réduire les charges administratives et les coûts logistiques pour le secteur.

L'ANDALOUSIE AJOUTE 112 IMPORTATEURS ET PRÈS DE 22 000 OPÉRATEURS ÉCOLOGIQUES

Par province, Malaga concentre le plus grand nombre d'importateurs de produits biologiques, avec 43, soit près de 40 % du total andalou. Ils sont suivis par Grenade, avec 20 ; Séville, avec 13 ; Cordoue, avec douze ; Almería, avec dix ; Cadix, avec sept ; Huelva, avec cinq, et Jaén, avec deux. Almería est, quant à elle, la province qui compte le plus de producteurs biologiques, avec 4 670, suivie de Grenade, avec 4 582, et de Cordoue, avec 3 010.

L'année dernière, la communauté a atteint une superficie écologique de 1.422.045,52 hectares, ce qui représente une diminution de 2,88% par rapport à 2024 et une perte de 42.171 hectares. Il s'agit de la deuxième baisse annuelle consécutive, après que la superficie soit passée de 1 516 millions d'hectares en 2023 à 1 464 millions en 2024. Depuis 2023, la réduction cumulée est ainsi de l'ordre de 94 600 hectares, soit environ 6,2 %.

Les pâturages, prairies et fourrages continuent de représenter la principale utilisation écologique de l'Andalousie, avec 923 834 hectares, suivis par les oliveraies, avec 133 123 ; les fruits à coque, avec 113.289, et les céréales, légumineuses et cultures industrielles, avec 97.959 hectares.

Parmi les cultures qui ont augmenté leur superficie en 2025 figurent les oliveraies, avec 961 hectares supplémentaires et une croissance de 0,73% ; les cultures de bananes et subtropicales, avec une augmentation de 6,05%, et les jachères et engrais verts, qui ont augmenté de 0,89%. En sens inverse, les superficies en céréales, légumineuses et cultures industrielles ont diminué de 13,91% ; celle des forêts et de la cueillette sauvage, 17,91%, et celle dédiée aux plantes aromatiques et médicinales, 79,28%.

Face à la diminution de la superficie, l'industrie biologique andalouse s'est développée au cours de la dernière année. La communauté a clôturé l'année 2025 avec 3 462 installations, soit 126 de plus qu'un an auparavant et une augmentation de 4 %. Il convient de noter les 659 installations dédiées à la manipulation et au conditionnement de produits de fruits et légumes frais et les 613 huileries et usines de conditionnement d'huile, qui ont augmenté de 12% par rapport à 2024. L'Andalousie compte également 251 industries de conserves et de jus de légumes, 229 liées aux épices et aux plantes aromatiques et médicinales, 197 de manipulation et de conditionnement de fruits secs et 115 caves et entreprises d'embouteillage de vins et cavas biologiques.

Concernant l'élevage biologique, l'Andalousie a enregistré 6 071 exploitations agricoles en 2025, soit 2,96% de moins que l'année précédente. Les élevages de bovins de boucherie, avec 3 045, et les élevages de moutons de boucherie, avec 2 080, concentrent l'essentiel de l'activité d'élevage biologique de la communauté.

Le poids de l’Andalousie dans la production biologique espagnole était déjà particulièrement important les années précédentes. En 2023, la surface agricole utile écologique, hors forêts et récoltes sauvages, équivalait à 30,4% de l'ensemble de la surface agricole utile andalouse. De plus, l'Andalousie représentait 48 % de la surface écologique de l'Espagne en 2022.