L'AEB salue le rapport de l'UE sur la compétitivité bancaire, mais appelle à « l'urgence et au caractère concret »


Alejandra Kindelan, présidente de l'Association bancaire espagnole (AEB).

-APIE

MADRID, 17 juillet (EUROPA PRESS) –

L'Association bancaire espagnole (AEB) a soutenu le rapport sur la compétitivité bancaire présenté vendredi matin par la Commission européenne (CE), estimant qu'il reconnaît le rôle des entités financières dans la promotion de la croissance économique du continent, et a appelé à des progrès « urgents et concrets ».

Le plan de la CE vise à renforcer la capacité du secteur bancaire européen dans le but de permettre aux banques communautaires de surmonter la fragmentation nationale et d'acquérir « l'échelle » nécessaire pour rivaliser avec les grandes banques internationales, en particulier celles des États-Unis.

Les orientations de Bruxelles, qui se traduiront par des propositions législatives aux États membres au premier trimestre 2027, visent, entre autres, à éliminer les barrières nationales qui maintiennent plus de 230 milliards d'euros d'actifs liquides « piégés » à l'intérieur des frontières de chaque État membre.

Selon l'Exécutif communautaire, permettre aux groupes bancaires de gérer ces capitaux de manière centralisée et efficace dans toute l'Union européenne (UE) est vital pour financer « la croissance et les priorités stratégiques » telles que l'innovation, la transition écologique et la défense, tout en offrant des « services financiers de haute qualité » aux ménages et aux entreprises.

AVANCÉE DANS LA GARANTIE DES DÉPÔTS MUTUALISÉE

L'AEB a souligné l'effort décidé par le rapport vers une plus grande intégration financière et la détermination à développer l'union bancaire. À ce stade, il a appelé à progresser vers un système européen d’assurance des dépôts (EDIS) entièrement mutualisé, qui garantisse une protection commune à tous les épargnants.

Concernant la réglementation, l'organisation valorise également positivement les initiatives visant à améliorer la qualité du cadre réglementaire, et, en particulier, l'engagement en faveur de la réglementation plutôt que des directives, puisque ces dernières sont soumises à transposition nationale.

De même, l'organisation bancaire a adopté la proposition visant à « améliorer la coordination en matière de surveillance et à éviter les chevauchements ». « Cette avancée vers une supervision plus intégrée constitue une demande historique des banques, dans un contexte où l'Europe a besoin de mobiliser d'énormes volumes d'investissements pour financer, entre autres, la transition numérique, énergétique et de défense », a-t-il précisé.

Malgré cela, l'association patronale présidée par Alejandra Kindelán estime que le rapport aurait pu être « plus ambitieux » sur d'autres aspects « essentiels ». En particulier, l'entité considère que l'exécutif communautaire aurait pu inclure un mandat de compétitivité « explicite » pour les superviseurs, compatible avec celui d'assurer la stabilité financière.

D'autre part, l'organisation a appelé l'organisme communautaire à agir avec plus de « célérité » pour transformer les recommandations en mesures concrètes, dans le but de renforcer la capacité des banques à financer les grands axes stratégiques de l'Europe.