Bruxelles porte plainte contre l'Espagne et le reste des pays de l'UE pour retard dans la réforme de l'efficacité des bâtiments


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BRUXELLES, 15 juillet (EUROPA PRESS) –

La Commission européenne a engagé des procédures d'infraction contre tous les pays de l'Union européenne, y compris l'Espagne, pour retard dans l'application de la directive sur l'efficacité énergétique des bâtiments adoptée en 2024 et que les États membres auraient dû transposer dans leur législation nationale au plus tard en mai dernier, voire plus tôt – janvier 2025 – dans le cas de dispositions interdisant les incitations financières à l'installation de chaudières à combustibles fossiles.

Comme le défend Bruxelles dans un communiqué, les bâtiments constituent le plus grand consommateur d'énergie en Europe et, par conséquent, cette réforme est « clé » pour augmenter le taux annuel de renouvellement énergétique de l'UE, qui est très faible (1%), réduire les factures des citoyens et des entreprises et la dépendance de l'UE aux combustibles fossiles importés et parvenir à un parc immobilier à zéro émission et complètement décarboné d'ici 2050.

La directive refondue établit de nouvelles exigences concernant les normes minimales d'efficacité énergétique pour les bâtiments non résidentiels et les voies pour la rénovation progressive des bâtiments résidentiels, les infrastructures pour la mobilité durable et l'énergie solaire dans les bâtiments.

Il prévoit également la création de guichets uniques de conseil en matière de rénovation des bâtiments et comprend des dispositions sur le financement public et privé qui rendront la rénovation plus abordable et viable.

En adressant une lettre de mise en demeure à chaque État membre, la Commission européenne marque l'ouverture du dossier de sanction et donne un délai de deux mois aux autorités compétentes pour prendre des mesures pour amender le non-respect et notifier à la Commission européenne les corrections.

Si la réponse ne satisfait pas l'Exécutif communautaire, celui-ci peut décider de passer à l'étape suivante de la procédure, qui consiste à envoyer un avis motivé, avec lequel l'État membre dispose d'un peu plus de temps pour dialoguer avant que Bruxelles ne décide s'il doit porter l'affaire devant la Cour de justice de l'UE (CJUE) pour demander une amende à l'encontre du pays non conforme.