– PHILIPPE STIRNWEISS – Archives
BRUXELLES, 14 juillet (EUROPA PRESS) –
La commission de l'agriculture et du développement rural du Parlement européen a soutenu mardi une réforme des règles communautaires sur les produits biologiques qui renforce les conditions pour que les importations en provenance de pays tiers puissent utiliser le logo biologique de l'UE, élargissant ainsi les exemptions de certification pour les petits producteurs.
Approuvé par 37 voix pour, quatre contre et huit abstentions, le texte propose d'exiger, outre l'équivalence avec la réglementation communautaire, des exigences supplémentaires en matière de production et de contrôle pour l'usage de ce signe distinctif sur les produits importés. Il limite également à 5 % la présence d'ingrédients biologiques d'origine non européenne dans les aliments transformés fabriqués dans l'UE qui souhaitent porter le label européen.
La révision de la réglementation intervient après que la Commission européenne a proposé de modifier ces règles à la suite d'un arrêt de la Cour de justice de l'UE (CJUE) en octobre 2024 sur l'utilisation de ce logo pour les produits en provenance de pays tiers couverts par le système de reconnaissance actuel de l'UE.
Le Parlement européen a ainsi établi sa position pour négocier la version finale de la réforme avec le Conseil (gouvernements), dans l'espoir que les nouvelles règles entrent en vigueur avant l'expiration du régime transitoire applicable aux importations de ce type de produits, le 31 décembre de cette année.
Le texte élargit également la possibilité pour les petits opérateurs qui vendent directement des produits biologiques non emballés aux consommateurs de rester exemptés de la certification obligatoire. Concrètement, il relève le seuil de chiffre d'affaires annuel de 20 000 à 25 000 euros et double le volume maximum de vente autorisé, qui passe de 5 000 à 10 000 kilogrammes par an.
Selon le Parlement, la révision répond à l'augmentation des prix enregistrée ces dernières années, qui a conduit certains producteurs à dépasser les limites actuelles et à perdre l'accès à cette exemption.
La réforme comprend également des modifications des règles applicables aux installations d'engraissement des volailles et à l'accès des animaux à l'extérieur pendant la journée, dans le but de réduire les charges administratives et les coûts logistiques pour le secteur.