– Eduardo Parra – Europa Press – Archives
BRUXELLES, 2 juillet (EUROPA PRESS) –
Les Vingt-Sept ont plaidé ce jeudi pour réactiver le cadre provisoire qui permettait jusqu'en avril aux plateformes de traquer volontairement les contenus pédophiles sur leurs réseaux pour les signaler et les supprimer, mais qui a finalement expiré sans que le Conseil (les gouvernements) et le Parlement européen puissent parvenir à un accord pour établir un cadre équivalent mais définitif.
La nouvelle mesure serait là encore temporaire mais comblerait le vide juridique apparu en avril, dans le but de donner une nouvelle marge de négociation aux colégislateurs européens pour négocier le cadre législatif permanent.
Pour réactiver cette initiative, il est nécessaire que le Parlement européen donne également son approbation, qui votera mardi prochain en séance plénière s'il accepte de la traiter par une procédure d'urgence afin que, le jeudi suivant, l'institution puisse décider de donner son approbation en deuxième lecture. Les députés peuvent approuver, modifier ou rejeter le mandat proposé par les États membres.
En pratique, la mesure provisoire constitue une abrogation des règles de protection des données applicables aux communications électroniques, afin que les fournisseurs puissent détecter sur leurs plateformes des contenus pédophiles ou le recrutement de mineurs à des fins sexuelles et signaler et supprimer de tels contenus.
Dans un communiqué, les Vingt-Sept ont souligné l'importance pour les fournisseurs de services en ligne d'assumer cette tâche volontaire car elle est « fondamentale pour identifier, enquêter et poursuivre les criminels », tout en contribuant à « sauver les victimes et à réduire la propagation des abus sexuels sur des enfants sur Internet ».
La première tentative visant à étendre la règle désormais expirée a été fondamentalement contrecarrée par les divergences entre les 27 et le Parlement européen sur la période de prolongation nécessaire à la conception du cadre permanent, mais le Parlement européen a également défendu d'autres garanties, comme le fait que le contrôle des plateformes ne devrait pas s'appliquer aux communications cryptées de bout en bout.
Les députés ne sont pas non plus favorables à l'autorisation de l'analyse des données de trafic en même temps que des données de contenu et ont donc demandé que cela ne soit pas autorisé.
Selon le mandat de négociation du Parlement européen, la technologie utilisée pour la détection volontaire des matériels pédopornographiques (CSAM) ne devrait être appliquée qu'aux matériels qui ont déjà été identifiés ou signalés comme tels par un utilisateur, un plaignant de confiance ou une organisation.