Le comité d'entreprise de FerroGlobe demande une protection européenne du silicium pour éviter la perte de 1 500 emplois


Fichier – Silicium de qualité solaire.

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MADRID, 2 juillet (EUROPA PRESS) –

Le Comité d'entreprise européen (CEE) du groupe FerroGlobe a mis en garde contre la perte possible de plus de 1.500 emplois directs et de trois fois plus d'emplois indirects en Europe si l'Union européenne (UE) ne reconnaît pas le silicium métallique et le ferrosilicium comme matières premières « critiques et stratégiques », et si elle n'adopte pas des mesures tarifaires et antidumping « concrètes et immédiates » pour empêcher la disparition du secteur face à la concurrence déloyale de la Chine. et l'Angola.

A travers un communiqué publié à l'issue de sa séance plénière à Madrid les 30 juin et 1er et 2 juillet, le comité, composé des organisations syndicales espagnoles UGT FICA et CC.OO. et la CGT française, la CFE-CGC et FO ont averti que le manque de protection conduit le secteur à sa disparition en Europe, avec pour conséquence une perte de connaissances industrielles.

Ainsi, le syndicat UGT FICA, membre majoritaire du comité, a estimé que la perte d'emplois liée à la production de silicium métallique affecterait plus de 1 500 emplois directs, et trois fois plus d'emplois indirects, conséquence de la disparition des entreprises de sous-traitance et de l'appauvrissement des populations locales qui dépendent de ces installations industrielles.

En ce sens, les organisations syndicales ont rappelé que ce matériau est « essentiel » pour les chaînes de valeur industrielles clés comme la défense, l'aluminium, l'industrie chimique, l'électronique et l'énergie photovoltaïque.

De même, les syndicats ont dénoncé le fait que le marché communautaire subit un « afflux » de silicium métallique en provenance de Chine et d'Angola. Comme ils l’ont indiqué, ces pays vendent à perte en dessous du coût réel de production, fixant des prix que les producteurs européens ne peuvent égaler en l’absence de mesures de protection de l’UE.

« Toute entreprise qui reçoit des aides et des subventions provenant de l'argent des impôts des travailleurs européens doit garantir le maintien de l'activité industrielle », ont exigé les organisations syndicales du groupe FerroGlobe.

C'est pour cette raison qu'ils ont exigé de la direction de l'entreprise un engagement en faveur d'investissements et un plan de décarbonisation conformément à la législation européenne comme « garantie maximale » pour maintenir un emploi de qualité.

Compte tenu de la gravité de la situation, les syndicats européens qui composent le Comité d'entreprise européen vont demander, à travers IndustriALL Europe, une réunion avec les organes compétents de l'Union européenne (DG Commerce et DG Grow) pour expliquer la situation du secteur et demander que les mesures tarifaires et antidumping nécessaires au maintien de l'emploi soient accélérées.

De même, compte tenu du manque d'activité dans les usines de FerroGlobe, le CEE a demandé à la direction du groupe une réunion plénière « extraordinaire » en octobre pour suivre la situation en temps réel. Lors de cette réunion, les syndicats exigeront un rapport détaillé sur l'entreprise et le secteur du silicium-métal, ainsi que sur les mesures prévues pour atténuer leur situation d'urgence.

Enfin, les organisations syndicales françaises et espagnoles se sont engagées à activer « tous leurs moyens syndicaux, politiques et juridiques pour éviter les fermetures d'installations et les pertes d'emplois en Europe.