– David Zorrakino – Europa Press – Archives
MADRID, 30 juin (EUROPA PRESS) –
La Cour suprême a demandé aux communautés autonomes qui ont fait appel de la régularisation extraordinaire des migrants promue par le gouvernement de se prononcer sur l'opportunité de formuler une question préjudicielle auprès de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) face au « doute » de « si cela pourrait entrer en collision » avec la réglementation communautaire.
« Le régime de régularisation instauré dans les règlements additionnels précités de l'arrêté royal soulève la question de savoir s'il pourrait entrer en collision avec les règlements d'application du PMAUE », le Pacte de Migration et d'Asile.
Les magistrats se soumettent à l'avis des parties « si, malgré la validité de la directive retour et sa non-transposition par l'État espagnol, il est admissible pour ceux qui se trouvent en situation irrégulière en Espagne de ne pas se soumettre à une décision de retour, avec les exceptions particulières qu'autorise le même droit communautaire, mais plutôt de se voir reconnaître un droit de séjour temporaire en général et pour le simple fait de leur séjour irrégulier en Espagne ».
Ce sont deux arrêts qui ont été rendus par la Troisième Chambre de la Cour Suprême avant de se prononcer sur les mesures conservatoires demandées par les communautés autonomes indiquées.