– Europa Press/Contact/Hasan Mrad
MADRID, 27 juin (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne a exprimé son inquiétude après avoir appris que le militant tunisien et ancien président de l'Instance Vérité et Dignité Sihem ben Sedrine a été condamné à 25 ans de prison et a appelé les autorités du pays à consacrer leurs efforts à la promotion du pluralisme à l'heure où le président Kais Saied domine les principales structures du pouvoir.
L'Union européenne rappelle le travail effectué par le militant au sein de la commission susmentionnée, « dont les recommandations revêtent une importance particulière dans le contexte de la justice transitionnelle en Tunisie, que l'UE soutient depuis le début ».
Ben Sedrine a été condamné précisément pour une affaire ouverte pour des irrégularités présumées dans un rapport de la commission, un organisme créé après la chute du régime de Zine el Abidine ben Ali en 2011 dans le cadre de ce que l'on appelle le « printemps arabe ».
La militante a été arrêtée en août 2024 pour des activités présumées de « complot contre la sécurité de l'État », après quoi elle a entamé une grève de la faim qui a conduit à sa libération en février 2025. Cependant, elle a ensuite été inculpée pour falsification présumée d'un rapport de l'organisation susmentionnée, ainsi que pour d'autres cas liés à son travail à la tête de la commission.
Dans ce contexte, « l'Union européenne réaffirme son ferme engagement envers la Tunisie et son peuple, et continuera à les soutenir dans leurs efforts visant à renforcer les institutions démocratiques et le respect des droits de l'homme ».
« Nous exhortons les autorités tunisiennes à restaurer un environnement propice au pluralisme et à l'expression de voix indépendantes, éléments essentiels au développement du pays », conclut le communiqué.