L'Espagne signe, avec 21 autres pays de l'UE, un accord pour promouvoir le stockage d'énergie


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BRUXELLES, 26 juin (EUROPA PRESS) –

L'Espagne a signé ce vendredi, avec 21 autres États membres, un accord pour accélérer le déploiement du stockage d'énergie dans l'Union européenne jusqu'en 2028, avec des engagements pour éliminer les obstacles réglementaires, faciliter les investissements et augmenter la capacité de ces installations dans le but d'intégrer davantage d'énergies renouvelables et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

L'initiative, signée à Luxembourg en dehors du Conseil de l'énergie et également soutenue par des entreprises du secteur et des institutions financières, fixe l'objectif de porter le rythme d'installation de ces systèmes à environ 30 gigawatts (GW) par an entre 2026 et 2028, en vue que l'UE atteigne environ 200 GW de capacité de stockage en 2030, contre environ 55 GW actuellement.

Parmi les mesures convenues, les gouvernements s'engagent à accélérer la suppression des barrières qui continuent d'entraver la mise en œuvre de ce type d'infrastructures, notamment celles qui entravent la signature de contrats de fourniture d'électricité à long terme associés aux systèmes de stockage ou limitent leur participation aux marchés de l'électricité et aux mécanismes de rémunération.

Les pays signataires soutiennent également le recours aux financements nationaux et européens pour promouvoir tant la construction de nouvelles capacités que la fabrication d'équipements et de composants, toujours dans le cadre communautaire des aides d'État et des objectifs nationaux présentés par chaque capitale pour la période 2026-2028.

De leur côté, les promoteurs de projets fourniront chaque année des prévisions sur les nouveaux investissements prévus pour offrir une plus grande visibilité au marché, tandis que les industries à forte consommation d'électricité favoriseront les solutions de stockage dans leurs propres installations et fourniront des informations sur l'évolution de leur demande et de leurs processus d'électrification.

L'accord comprend également l'engagement des entités financières à échanger des connaissances sur ce type de projets pour améliorer leur viabilité financière et à coordonner leurs programmes de soutien avec le Groupe de la Banque européenne d'investissement (BEI), dans le but d'augmenter la portée et l'impact du financement.

PLUS DE CAPACITÉ POUR RÉDUIRE LA CONSOMMATION DE GAZ

Les signataires visent à installer environ 45 GW supplémentaires entre 2026 et 2028, ce qui implique d'augmenter d'au moins 20 % le rythme annuel enregistré en 2025, et que ces technologies soient capables de couvrir environ 10 % de la demande d'électricité aux périodes de plus forte consommation, soit le double de celui d'il y a un an.

Selon le texte, une plus grande capacité de stockage permettra de mieux tirer parti de la production renouvelable, de réduire les rejets d'électricité lorsque la production dépasse la demande, de contenir le recours aux centrales à gaz et d'amortir la volatilité des prix de l'énergie.

La Commission sera chargée de coordonner le suivi de l'accord et évaluera annuellement, jusqu'en 2028, des indicateurs tels que la capacité installée, la contribution de ces systèmes aux pointes de demande ou le développement de projets liés aux batteries, au stockage thermique et aux contrats de fourniture d'électricité à long terme.