– FRANÇOIS LENOIR / UNION EUROPÉENNE – Archive
BRUXELLES, 26 juin (EUROPA PRESS) –
Ce vendredi, les États membres de l'Union européenne ont soutenu l'essentiel de la réforme de la réglementation qui régit les fonds de pension du travail, les systèmes d'épargne-retraite promus par les entreprises pour compléter les prestations publiques, dans le but de faciliter leurs investissements et d'éliminer les barrières qui limitent leur activité.
Le mandat de négociation maintient l'essentiel de la proposition présentée par la Commission européenne visant à renforcer le cadre commun qui régule ces fonds, même s'il introduit plusieurs changements pour préserver la marge d'action des gouvernements sur leurs systèmes de retraite nationaux et réduire une partie des charges administratives initialement prévues.
Parmi les principales modifications introduites par le Conseil figure l'augmentation à 100%, par rapport aux 70% proposés par Bruxelles, de la limite d'investissement en actions et obligations d'entreprises cotées sur des marchés réglementés, dans le but de « favoriser l'investissement dans l'économie réelle », même si chaque État membre peut maintenir des limites plus restrictives dans sa législation nationale.
Les gouvernements maintiennent également le principe dit de « prudence », qui exige que les investissements soient effectués avec des niveaux de risque appropriés, ainsi que le cadre harmonisé pour les transferts collectifs de fonds de pension, tant au sein d'un même pays qu'entre différents États membres, et les règles de base de conduite des affaires établies par l'exécutif communautaire.
Concernant le champ d'application de la directive, le Conseil propose que chaque pays puisse décider si les règles s'appliquent au fonds de pension professionnel lui-même, à l'entité agréée qui le gère ou aux deux, à condition qu'il y ait une séparation juridique des actifs.
Conformément à l'objectif de réduction de la charge administrative, les Etats ont supprimé plusieurs obligations incluses dans la proposition initiale de Bruxelles, notamment celles liées aux systèmes de suivi des retraites, à l'attribution de certaines fonctions aux autorités de surveillance européennes ou encore à la tenue de dialogues réguliers entre celles-ci et les fonds.
La révision de la directive fait partie de la stratégie de l'Union européenne de l'épargne et de l'investissement, avec laquelle Bruxelles vise à canaliser davantage d'épargne privée vers l'économie européenne et à renforcer les systèmes de retraite complémentaires face aux défis démographiques et du marché du travail auxquels sont confrontés les systèmes de retraite.