L'AESA ordonne des inspections urgentes des ailes de 16 Airbus A380 en raison d'un risque de fissures


Dossier – DÉPOSÉ – 08 novembre 2021, Saxe, Dresde : un Airbus A380 de Qantas Airways décolle de l'aéroport de Dresde. Photo : Sebastian Kahnert/dpa-Zentralbild/dpa

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MADRID, 24 juin (EUROPA PRESS) –

L'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) a publié une consigne de navigabilité d'urgence demandant aux exploitants de certains avions Airbus A380 d'effectuer des inspections spéciales supplémentaires de leurs structures de voilure, après avoir identifié d'éventuelles fissures susceptibles de compromettre l'intégrité de l'avion.

« Il a été déterminé que les fissures constatées sur certains avions pourraient réduire l'intégrité structurelle de l'aile », prévient l'agence de régulation dans le document publié le 22 juin.

Face à cette éventuelle situation de risque, le constructeur aéronautique européen Airbus a établi la nécessité de procéder à un examen « détaillé et complémentaire ».

La mesure concerne directement un total de 16 avions dans le monde, correspondant aux modèles A380-841, A380-842 et A380-861. Parmi la flotte concernée, 15 appareils appartiennent à la compagnie aérienne Emirates, tandis que le reste est exploité par la compagnie australienne Qantas Airways.

DES DÉLAIS STRICTS SELON LE NIVEAU DE RISQUE

L'AESA a classé les avions concernés en deux groupes afin de déterminer l'urgence des examens.

Groupe 1 (5 avions) : Composé des numéros de série constructeur (MSN) 190, 202, 203, 209 et 228. Pour ces avions, l'inspection devra être effectuée avant le prochain vol à compter de la date d'entrée en vigueur de la directive, fixée à ce 24 juin.

Un vol de transfert technique est cependant autorisé (jusqu'à 3 cycles de vol, sans passagers et hors itinéraires ETOPS) pour positionner l'avion dans un lieu où l'examen pourra être effectué.

Groupe 2 (11 avions) : Qui comprend les MSN 30, 42, 55, 56, 105, 142, 184, 187, 208, 227 et 234. Dans ce cas, ils disposeront d'une marge de 25 cycles de vol après la date d'entrée en vigueur pour se conformer à la réglementation.

Dans le cas où une anomalie ou un écart serait détecté au cours du processus d'inspection, les exploitants doivent immédiatement contacter Airbus pour obtenir des instructions de réparation avant que l'avion ne soit remis en service. De même, les compagnies aériennes disposent d’un délai maximum de 7 jours après l’inspection pour communiquer tous les résultats au constructeur.

L'agence européenne a précisé que cette directive est considérée comme une « action provisoire » et n'exclut pas l'application de nouvelles mesures de sécurité à l'avenir au fur et à mesure de l'analyse des résultats.

En raison de l'évaluation des risques, l'agence a opté pour une publication et une notification immédiates sans soumettre le texte au processus habituel de consultation préalable.