Kallas s'entretient avec le ministre iranien des Affaires étrangères et lui demande de revenir par la voie diplomatique après l'escalade avec les États-Unis

La haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas.


La haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas.

– Alex Mita/Conseil de l'UE/dpa

BRUXELLES, 11 juin (EUROPA PRESS) –

La Haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, a eu ce jeudi un entretien téléphonique avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, à qui elle a fait part de la nécessité pour son pays et les États-Unis de revenir à la « voie diplomatique » pour éviter le retour d'une guerre de « grande escalade ».

Cela a été confirmé par la chef de la diplomatie européenne dans un message sur les réseaux sociaux, dans lequel elle a détaillé avoir parlé avec son homologue iranien de « l'état des négociations avec les États-Unis » et de « la dernière escalade dans le Golfe », qualifiant d' »inacceptables » les récentes attaques de Téhéran contre les pays de la région et leurs infrastructures critiques.

De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a précisé qu'Araqchi avait condamné avant Kallas les attaques des États-Unis contre son pays, affirmant qu'elles constituaient une « violation claire » du droit international et qu'elles avaient conduit à la fin du cessez-le-feu convenu par Washington et Téhéran lors des négociations de paix.

Le chef de la diplomatie iranienne a également fait part au Haut Représentant de l'Union du « silence » des États membres de l'ONU face aux attaques de l'administration Trump, et a averti que l'inaction mondiale conduirait à une augmentation de l'insécurité régionale et mondiale.

Washington et Téhéran ont échangé des attaques, après que les Gardiens de la révolution ont revendiqué la responsabilité du lancement d'une vague d'attaques de drones contre des bases américaines situées à Bahreïn et dans d'autres points du Moyen-Orient, une action qu'ils ont qualifiée de « représailles » aux agressions perpétrées par les États-Unis contre diverses enclaves de la République islamique.