– Alberto Ortega – Europa Press
MADRID, 10 juin (EUROPA PRESS) –
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a qualifié d' »injustifiables » les dernières attaques lancées par l'Iran contre plusieurs pays de la région en réponse aux bombardements menés par les États-Unis après l'abattage d'un de leurs hélicoptères dans le détroit d'Ormuz.
« Les attaques de l'Iran contre la Jordanie, le Koweït et Bahreïn, pays amis, sont injustifiables », a déclaré le ministre dans un message sur les réseaux sociaux, dans lequel il a réitéré la « solidarité » de l'Espagne avec eux tous, après que Téhéran a revendiqué la responsabilité des attaques contre les intérêts militaires américains dans ces pays.
« Notre politique étrangère œuvre à la désescalade et à la négociation pour que cette guerre prenne fin maintenant », a ajouté le ministre dans son bref message.
Justement, Albares a défendu mercredi l'importance du dialogue pour ramener la paix au Moyen-Orient, lors de sa participation à la Réunion des hauts fonctionnaires de l'Union pour la Méditerranée (UpM), tenue à Barcelone.
Albares a souligné l'importance du dialogue euro-arabe comme voie qui a permis de progresser vers la paix et la stabilité et a réaffirmé l'engagement de l'Espagne envers la diplomatie, le dialogue, le droit international, le système multilatéral et la Charte des Nations Unies, comme l'a rapporté son ministère dans un communiqué.
En ce sens, il a insisté sur le fait que « les options unilatérales ne seront pas une option pour la paix et que la seule alternative viable pour restaurer la paix et la stabilité dans la région est le dialogue et la diplomatie ».
Le ministre a en revanche profité de l'occasion pour rencontrer le secrétaire général de l'UpM, Nasser Kamel, qui achèvera son mandat dans les prochaines semaines.
Albares a salué « l'engagement professionnel et personnel de Kamel en faveur du projet méditerranéen » et le « rôle fondamental » qu'il a joué « ces dernières années pour façonner l'UpM » et en faire « un élément clé de l'agenda euro-méditerranéen ».