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BRUXELLES, 9 juin (EUROPA PRESS) –
Le ministre de la Transition numérique et de la Fonction publique, Óscar López, a insisté ce mardi depuis le Luxembourg sur la nécessité d'avoir un âge numérique de majorité au niveau européen qui empêche les mineurs d'accéder aux réseaux sociaux, suivant l'impulsion des lois que des pays comme l'Espagne et la France sont déjà en train d'élaborer au niveau national.
« Nous aimerions que la prochaine présidence irlandaise (du Conseil de l'UE) favorise l'adoption d'une majorité européenne, au niveau européen », a déclaré López dans des déclarations à la presse à son arrivée à la réunion des ministres des télécommunications de l'UE à Luxembourg.
Parmi les sujets de discussion à l'ordre du jour des Vingt-Sept figure le bilan des politiques visant à protéger les mineurs européens des risques liés à Internet, notamment en exigeant davantage de responsabilité des plateformes dans le cadre de la loi européenne sur les services numériques (DSA).
La Commission européenne explore depuis des mois la possibilité de proposer une réforme législative pour limiter l'accès des mineurs aux réseaux sociaux, mais elle attend pour le moment les conclusions du groupe d'experts formé « ad hoc » pour analyser les options et évaluer la faisabilité juridique et pratique, car il s'agit d'une question de compétence nationale exclusive qui soulève également des défis techniques de mise en œuvre.
L'UE dispose également déjà d'une « application » de vérification de l'âge qui commence à fonctionner et que sept pays – la France, le Danemark, la Grèce, l'Italie, l'Espagne et l'Irlande – ont déjà testée dans le cadre d'un programme pilote pour l'intégrer dans leurs systèmes numériques. L'outil est gratuit et sert à vérifier que les plateformes respectent les limites d'accès pour les mineurs, même s'il n'établit pas d'âge minimum unique pour l'UE.
Dans ce contexte, López a déclaré que l'Espagne et la France travaillaient côte à côte pour faire progresser la protection des mineurs et promouvoir un âge minimum unique, mais il a également souligné qu'il attendait un coup de pouce de l'Union dans les prochains mois. « Nous avons fait nos devoirs, mais je pense qu'il serait très utile d'avoir une interdiction au niveau européen », a-t-il souligné.
Pour y parvenir, a-t-il souligné, non seulement il est possible d'agir du côté de la Commission européenne, dont on attend une proposition avant la fin de l'année, mais l'Espagne espère que l'Irlande, qui assumera la présidence du Conseil de l'UE à partir de juillet et fixera ainsi l'agenda de travail des Vingt-Sept, « promouvoira » des mesures qui soient conformes au veto défendu par des pays comme la France et l'Espagne.