– Europa Press/Contact/Luis Barron
MADRID, 7 juin (EUROPA PRESS)
La haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a exhorté ce samedi le Liban et Israël à se conformer aux conditions convenues à Washington et à rejeter directement toute demande de la milice chiite libanaise Hezbollah.
« L'UE est convaincue qu'Israël et le Liban poursuivront les négociations directes dans un esprit constructif (…) Toute action militaire doit immédiatement cesser. Le Hezbollah doit se retirer du secteur du sud du Litani. L'UE exhorte également Israël à se retirer du territoire libanais », a exprimé le président dans un communiqué officiel.
La chef de la diplomatie européenne a exhorté les deux parties à cesser d'urgence les hostilités sur le territoire libanais, qui – a-t-elle assuré – « payent un prix humanitaire et socio-économique élevé et inacceptable pour l'escalade continue du conflit et les attaques aériennes ».
De cette manière, l'Union européenne maintient son soutien au gouvernement libanais et aux forces armées dans leur objectif de garantir le contrôle étatique des armes sur le territoire, afin qu'elles ne tombent pas entre les mains des milices pro-iraniennes, ce que Kallas a qualifié d'« outil décisif ».
« La nouvelle mesure d'assistance du Fonds européen pour la paix, dotée de 100 millions d'euros en faveur des Forces armées libanaises et approuvée le 4 juin, contribuera directement au renforcement de leurs capacités à remplir leur mission », a-t-il noté.
D'autre part, Kallas a durci son discours contre Israël, à qui il a demandé de « respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban », tout en maintenant son soutien à la décision du cabinet de Netanyahu de poursuivre son offensive contre le Hezbollah.
À son tour, la dirigeante européenne a condamné les attaques contre la Force intérimaire des Nations Unies pour le Liban (FINUL), sans toutefois désigner de coupables. « L'UE réaffirme son plein soutien à la FINUL et à son mandat, et condamne fermement toutes les attaques contre son personnel, y compris le meurtre d'un autre soldat de la FINUL lors des attaques du 4 juin, le septième membre des forces de maintien de la paix à mourir depuis mars », a-t-il dénoncé.