Le Hamas rejette les nouvelles sanctions d'une UE qui ferme les yeux sur le génocide à Gaza


Fichier – Image d'archive d'un combattant des Brigades Ezeldin al Qasam, la branche armée du Hamas

– Abed Rahim Khatib/dpa – Archives

MADRID, le 30 mai. (EUROPA PRESS) –

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a rejeté les nouvelles sanctions adoptées cette semaine par l'Union européenne contre dix membres de son bureau politique, les qualifiant de tentative de « criminaliser la résistance palestinienne », alors que les dirigeants israéliens restent indemnes et que Bruxelles continue de fermer « les yeux sur le génocide » qu'Israël commet dans la bande de Gaza.

« Cette décision intervient à un moment où le gouvernement d'occupation », a déclaré le Hamas dans un communiqué, faisant référence à Israël, « continue de commettre des crimes de génocide, de famine et de déplacement forcé contre notre peuple, et viole l'accord de cessez-le-feu ».

« Alors que l'Union européenne ferme les yeux sur ces violations avérées du droit international, elle choisit de punir les dirigeants politiques qui défendent les droits légitimes de leur peuple », a reproché le Hamas.

Pour le mouvement palestinien, ces sanctions ne changent rien à la réalité : « Le peuple palestinien vit sous occupation, sa résistance est un droit légitime garanti par toutes les lois et normes humaines, et l'occupation est la racine du conflit et la source de l'instabilité. »

Le Hamas, enfin, accuse Bruxelles de « se plier aux desseins » d'Israël en comprenant que les sanctions contre son bureau politique « sont une réponse aux pressions de l'occupation et ne sont pas fondées sur des normes de justice ».

Le Hamas exhorte enfin l'Union européenne à revoir ses politiques « partielles », à cesser de « fournir une couverture politique à l'occupation et à œuvrer pour que ses dirigeants rendent des comptes au lieu de persécuter les victimes ».

Le mouvement a affirmé que ces mesures « ne porteront pas atteinte à la volonté de notre peuple palestinien ni à son adhésion à ses droits nationaux légitimes, parmi lesquels la liberté, l'autodétermination, la fin de l'occupation et la création de l'État palestinien avec Jérusalem pour capitale ».