L’UE accepte de réduire l’entrée de l’acier sans droits de douane et de taxer le reste de 50 % pour mettre fin à l’excès mondial


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– Robert Michael/dpa-Zentralbild/d – Archives

BRUXELLES, 14 avril (EUROPA PRESS) –

Les négociateurs du Conseil (gouvernements) et du Parlement européen sont parvenus à un accord politique pour renforcer la protection de l'acier européen contre l'impact de la surproduction mondiale, ce qui implique de réduire de 47% le volume des importations pouvant entrer sans droits de douane et d'augmenter, jusqu'à 50%, la taxe sur l'acier qui dépasse cette limite.

L'accord, qui doit être formellement adopté par les deux institutions, établit un nouveau cadre pour remplacer les garanties actuelles en vigueur depuis 2018, qui expireront en juin de cette année, dans le but de protéger le secteur européen contre la pression dérivée de l'offre excédentaire sur les marchés internationaux.

Concrètement, le nouveau système fixe le volume d'acier pouvant entrer sur le marché communautaire sans droits de douane à 18,3 millions de tonnes par an, tandis que les importations dépassant ce seuil seront soumises à un droit de douane de 50 %, contre 25 % actuellement.

Une mesure qui, selon Bruxelles, permettra de faire face aux effets de la production mondiale excédentaire, qui pourrait atteindre 721 millions de tonnes en 2027, soit plus de cinq fois la consommation annuelle d'acier de l'UE.

D'autre part, l'accord introduit de nouvelles exigences pour améliorer la traçabilité de l'acier importé, afin que le pays où il a été produit à l'origine puisse être identifié et que ce facteur soit pris en compte lors de l'attribution des quotas.

Les colégislateurs ont également convenu de renforcer le système de réexamen du règlement, de sorte que la Commission évaluera dans un délai de six mois s'il est nécessaire d'élargir la portée des produits couverts, avec de nouveaux réexamens périodiques basés sur l'évolution du marché.

Le nouveau cadre maintient la compatibilité avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et offre une certaine flexibilité aux entreprises, comme la possibilité de reporter les quotas inutilisés entre trimestres au cours de la première année d'application.

Tant le Parlement que le Conseil et la Commission ont souligné que l'objectif est de garantir la viabilité à long terme d'un secteur stratégique pour l'économie européenne qui, selon eux, emploie des centaines de milliers de travailleurs et qu'ils considèrent comme clé pour des domaines comme la défense ou la transition énergétique.