La CJUE remet en question les mesures espagnoles contre l'abus des contrats temporaires dans le secteur public


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BRUXELLES, 14 avril (EUROPA PRESS) –

La Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a averti que les mesures prévues en Espagne pour sanctionner le recours abusif aux contrats temporaires successifs dans le secteur public ne semblent pas conformes au droit de l'Union, car elles ne garantissent pas une réponse efficace à ce type de pratiques.

Dans un arrêt publié ce mardi, la CJUE répond à une question préliminaire posée par la Cour suprême de savoir si la réglementation espagnole contient des mécanismes adéquats pour prévenir et corriger ces abus, conformément à la législation communautaire.

La Haute Cour européenne souligne que la transformation de ces contrats en une relation de travail non déterminée et indéterminée ne constitue pas une mesure suffisante, car elle maintient le travailleur dans une situation temporaire et ne garantit pas la stabilité de l'emploi.

Elle ne considère pas non plus comme adéquate l’indemnisation prévue en cas de rupture de la relation de travail, sachant qu’elle ne permet pas toujours de réparer efficacement les conséquences des abus, notamment dans des situations prolongées.

Concernant le régime de responsabilité des administrations publiques, la Cour européenne souligne qu'il peut s'avérer insuffisant s'il ne repose pas sur des critères clairs et prévisibles et n'est pas accompagné d'autres mesures efficaces et dissuasives.

De même, la CJUE se demande si l’appel à des processus sélectifs d’évaluation des expériences antérieures sert à corriger ces abus, car il ne garantit pas que les travailleurs concernés obtiennent un poste ni n’empêche la situation de se prolonger.

Dans tous les cas, la Cour européenne rappelle qu'il appartient à la Cour suprême d'évaluer si la réglementation espagnole est conforme aux exigences du droit de l'Union et de résoudre le litige spécifique.