Le PP et Vox exigent un vote au Congrès sur l'accord avec le Royaume-Uni sur Gibraltar


Le ministre José Manuel Albares, lors de sa comparution devant la Commission des Affaires étrangères

– César Vallejo Rodríguez – Europa Press

MADRID, 13 avril (EUROPA PRESS) –

Le PP et Vox souhaitent que le gouvernement soumette au vote au Congrès et au Sénat l'accord européen signé avec le Royaume-Uni sur Gibraltar après le Brexit, ce que les Affaires étrangères ne considèrent pas nécessaire, affirmant qu'il s'agit d'un accord d'association de l'Union européenne avec des tiers et que la ratification par le Parlement européen et le soutien unanime du Conseil européen sont suffisants.

Lors de sa comparution il y a une semaine, le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a qualifié l'accord d' »historique », a considéré que tous ses objectifs étaient atteints et a célébré l'unanimité du Conseil de l'UE pour qu'il commence à être appliqué provisoirement à partir de juillet.

Mais l'opposition souhaite qu'elle soit également votée au Parlement espagnol et qu'elle soit formulée sous la forme d'une loi organique nécessitant le soutien d'au moins la majorité absolue des deux chambres. C'est ce qu'a réitéré ce lundi le député de Vox José María Sánchez García, au secrétaire général de l'Union européenne, Carlos Moreno, qui a comparu devant la Commission mixte (Congrès-Sénat) de l'UE.

 » TOUT LE RESTE EST DES FILLES « 

Sánchez García exige une loi organique pour ratifier l'accord « pour des raisons de droit constitutionnel national », comme le prévoit l'article 93 de la Magna Carta. « Et tout le reste n'a aucun sens et vient de gouvernements lâches et traîtres », a-t-il souligné.

Face à cela, le secrétaire général de l'UE a expliqué que la procédure de ratification prévue par l'Union européenne est approuvée par les services juridiques de la Commission européenne, du Conseil et du ministère public de la Cour de justice, car elle est considérée comme un accord d'association à l'UE qui n'a pas besoin d'être voté dans les parlements des 27, mais dans celui de Strasbourg.

La question de procédure finira par être débattue en séance plénière du Congrès, puisque le PP a enregistré une proposition non juridique exigeant que le gouvernement applique l'article 94.1 de la Constitution à cet accord, car elle s'inscrit dans plusieurs des hypothèses qui nécessitent une autorisation préalable du Parlement : accords qui affectent l'intégrité territoriale, ont un caractère politique ou militaire, affectent des droits et devoirs fondamentaux, impliquent des obligations financières pour le Trésor public ou nécessitent des mesures législatives pour leur exécution.

DEMANDE INSOUDABLE

Selon lui, « les négociations dudit accord ont été menées avec un manque de transparence et sans contrôle démocratique: ni les Cortes Generales ni le premier parti espagnol n'ont été informés des aspects substantiels qui ont finalement été inclus dans le texte ».

Et finalement, le texte qui en résulte « n'a pas été publié dans une version espagnole, une circonstance difficile à justifier compte tenu de son importance pour l'Espagne et pour les citoyens directement concernés, ce qui limite une connaissance publique adéquate et un contrôle adéquat de son contenu ».