– Nono Rico / Europa Press
BRUXELLES, 10 avril (EUROPA PRESS) –
Le nouveau système numérisé pour renforcer le contrôle des frontières extérieures de l'Union européenne doit être « pleinement opérationnel » à partir de ce vendredi sur tout le territoire communautaire, qui comprend la frontière de l'Espagne avec Gibraltar, où les exemptions prévues par le traité négocié entre le Royaume-Uni et l'Union ne seront applicables qu'une fois cet accord entré en vigueur, probablement le 15 juillet.
« La Commission répondra en temps utile », a-t-il déclaré, soulignant ensuite que « tous les États membres, y compris l'Espagne, doivent déployer l'EES à tous leurs postes frontaliers au plus tard le 10 avril » et que « les dispositions légales à ce sujet sont claires, y compris les exceptions en matière d'enregistrement ».
Le nouveau modèle européen de contrôle des frontières, basé sur la collecte automatique des données biométriques des citoyens non européens entrant ou sortant de l'espace Schengen, a commencé à se déployer progressivement en octobre de l'année dernière, le calendrier étant déjà fixé pour que les Vingt-Sept soient pleinement prêts ce vendredi 10 avril.
Le nouveau système « permettra aux autorités d'identifier les risques en temps réel, de lutter plus efficacement contre les séjours illégaux et de renforcer la confiance dans l'espace Schengen », a souligné la vice-présidente de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, Henna Virkkunen, dans un communiqué célébrant la mise en œuvre complète.
Dans le cas particulier de Gibraltar, l'accord entre l'Union européenne et le Royaume-Uni pour redéfinir la relation avec le Rocher après le Brexit prévoit que les résidents de ce territoire seront exemptés de l'enregistrement de l'EES, mais des sources communautaires soulignent que cela se produira « une fois l'accord entré en vigueur ».
Les Vingt-Sept ont récemment apporté leur soutien politique à la signature du Traité sur Gibraltar et à son entrée en vigueur provisoire, c'est-à-dire sans attendre la conclusion du long processus de ratification qui comprend le vote du Parlement européen.
L'estimation tant du gouvernement que de l'Union européenne et du Royaume-Uni est que cette application provisoire sera possible « à partir du 15 juillet », même si la date définitive dépendra du rythme auquel seront achevés les processus de révision juridique et linguistique des textes.
Dans ce contexte et en vue de l'entrée en vigueur provisoire de l'accord, des sources communautaires soulignent que « des travaux préparatoires sont en cours en Espagne pour déployer le système européen de sécurité (EES) à l'aéroport de Gibraltar et garantir que les contrôles aux frontières soient pleinement conformes au code frontières Schengen ». Un processus dans lequel l'Exécutif communautaire « soutient » les Espagnols, concluent les sources.