– Tomás Alonso – Europa Press
BRUXELLES, 19 mars (EUROPA PRESS) –
La Commission européenne investira 330 millions d'euros entre cette année et l'année prochaine pour accélérer le développement de l'énergie de fusion et renforcer la recherche sur les technologies nucléaires dans l'UE.
Sur ce total, 222 millions d'euros seront alloués à la promotion de la fusion dans le but d'intégrer cette technologie de laboratoire au réseau électrique, tandis que 108 millions supplémentaires financeront des projets de fission nucléaire, axés sur la sécurité, la gestion des déchets radioactifs et les nouveaux matériaux.
L'investissement sera canalisé à travers le nouveau programme de recherche et de formation nucléaire de l'UE pour la période 2026-2027, adopté ce jeudi par l'exécutif communautaire, et qui complète le financement d'Horizon Europe.
Plus précisément, le plan prévoit la création d'un partenariat public-privé européen pour développer des technologies de fusion commercialement viables et consolider une chaîne d'approvisionnement dans l'UE, ainsi que le soutien aux startups du secteur à travers les instruments du Conseil européen de l'innovation.
Dans le domaine de la fission, le programme financera la recherche sur l'exploitation sûre à long terme des centrales nucléaires existantes, ainsi que des petits réacteurs modulaires (SMR), des réacteurs avancés et des combustibles nucléaires.
Il comprend également le financement des avancées en médecine nucléaire, dans le but de renforcer l'autonomie européenne dans l'approvisionnement en isotopes utilisés dans les traitements innovants.
Le programme comprend également des mesures visant à attirer des talents spécialisés, notamment des bourses postdoctorales Marie Sklodowska-Curie, facilitant l'accès à plus de 230 infrastructures de recherche nucléaire dans l'UE et soutenant l'intégration des chercheurs ukrainiens dans l'Espace européen de la recherche.
Cette initiative s'inscrit dans la stratégie communautaire visant à renforcer l'indépendance énergétique, la compétitivité et à tendre vers la neutralité climatique à l'horizon 2050.